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lundi 20 janvier 2020

Amour et et Unité

Art Divin de Vivre - Chapitre XIV page 185-190,  Editions de 1970 -Maison d'Editions Baha'ies
Auteur : Abdu'l-Bahà

AMOUR et UNITÉ

     Tous les prophètes de Dieu sans distinction, que ce soit Le Christ Lui-même ou la Beauté Bénie (...Baha'ù'llàh), absolument tous les Prophètes, apparurent et lancèrent leurs appels dans l'intention de faire du monde humain le Royaume de Dieu. Leur but à tous était de rendre céleste ce qui était terrestre, clair ce qui était sombre et divin ce qui était satanique.
     Ils s’efforcèrent de faire régner parmi les enfants des hommes l'amour et l'harmonie et de déployer à leurs yeux l'unité fondamentale de l'humanité. Ils voulurent saper les fondements de tous les différends et assurer au monde les impérissables   bénédictions de la vie éternelle.
     Ô Toi que j'honore, médite en ton cœur sur le monde de l'existence : association, harmonisation, union sont sources de vie; divisions et mésententes engendrent la destruction. Si tu observais la création, tu verrais que l'existence de chaque être est conditionnée par l'association et la combinaison de divers éléments et que si ceux-ci se dissocient, c'est la fin de l'existence de l'être en question. 
     Cette dépendance mutuelle est réalisée directement ou par intermédiaire, et si, le temps d'un clin d’œil, cette confirmation et cette assistance cessaient d'agir sur l'être vivant, celui-ci finirait aussitôt d'exister, car toutes les choses sont reliées entre elles et tirent assistance l'un de l'autre. Ainsi les grands fondements du monde de l'existence sont la coopération et la réciprocité. Comparons le monde au temple humain. Tous les membres et les organes  du corps humain s'assistent les uns les autres et c'est grâce à cela que la vie se poursuit. Mais que dans ce merveilleux mécanisme se produise une séparation et la vie devient la mort et les parties du corps se désintègrent.
     De même dans la Création existent de merveilleuses résonances et des échanges de forces; ce sont les causes de la vie du monde et de la persistance  de ses phénomènes innombrables. Celui qui observe les êtres vivants et les plantes se rend compte que l'animal et l'homme entretiennent leur vie grâce à l'inhalation des effluves du monde végétal, c'est-à-dire de cet élément que l'on nomme oxygène. Mais le royaume végétal, lui aussi, tire sa vie de créatures vivantes par l’intermédiaire de la substance appelée carbone. En résumé, tous les êtres sensibles tirent leur vie  des êtres qui croissent hors de terre et ceux-ci, à leur tour, reçoivent la vie des êtres sensibles. Par conséquent, cet échange et cette interaction  se poursuivent de façons ininterrompue. Cette observation illustre bien  le fait que la base de la vie  est l'assistance mutuelle et l'entre-aide générale et que la suspension de cette réciprocité provoquerait aussitôt la destruction et le néant. Plus le monde aspire à la civilisation et plus cette importante question de la coopération est manifeste. Il suffit d'observer le monde pour constater l'influence énorme qu'exerce ce facteur, influence telle que la survie de l'humanité elle-même, en est entièrement dépendante.
     Tiens pour assuré que le secret des Saintes Manifestations de Dieu est l'Amour. Il est la Manifestation du Miséricordieux, la fontaines des eaux spirituelles, la douce lumière céleste et le souffle persistant de l'Esprit-Saint qui vivifie l'âme humaine. Il est la cause de la Révélation faite par Dieu à l'homme, le cordon vital dont dépend, conformément à la Création divine, la réalité des choses. L'Amour est le seul moyen d'obtenir le véritable bonheur dans ce monde et dans l'autre, il est la Lumière qui guide dans les ténèbres, c'est le trait d'union vivant, entre Dieu et l'homme qui assure le progrès de toute âme éclairée.
     C'est la plus grande Loi qui gouverne ce puissant Cycle céleste, le lien initial qui rattache les divers éléments du monde matériel, la force magnétique suprême qui règle le mouvement des sphères à travers les espaces du ciel. Par sa puissance infaillible et illimitée, il explique les mystères latents de l'Univers. C'est l'Esprit de vie qui vient parer le corps de l'humanité, le créateur de vraie civilisation,  et le flot d'impérissable  gloire qui se répand sur toute race et nation animée de sentiments élevés. Quiconque reçoit cette gracieuse Faveur Divine, son nom sera sûrement magnifié et exalté par le céleste Concours, par l'Assemblée des Anges et par les habitants du Royaume d'Abhà. Quant à ceux qui détournent leur cœur de l'Amour Divin - la Révélation du Miséricordieux - ils erreront dangereusement, tomberont dans le désespoir et finalement périront. Il n'y aura pour eux aucun refuge, ils deviendront semblables aux plus viles créatures de la terre et seront un objet de honte et de mépris.
     Ô vous, Bien Aimés du Seigneur, efforcez-vous de manifester l'Amour de Dieu, d'être les lampes de la Direction Divine répandant au milieu des enfants de la terre la lumière de l'Amour et de la concorde.
      Si quelqu'un prétendait que l'unité ne peut pas être réalisée dans le monde parce que les peuples diffèrent profondément dans leurs manières, leurs habitudes, leurs goûts, leurs tempéraments, leurs caractères, leurs pensées, leurs vues, nous leur répondrions qu'il y a deux sortes de différences. L'une est cause de destruction, comme le montre l'esprit de rivalité et de lutte qui anime les nations en conflit ou antagonistes. L'autre n'est qu'un signe de diversité, un symbole secret de la perfection et la révélation des bontés du Très-Glorieux.
     Vois les fleurs d'un jardin, bien que différentes d'espèce, de forme, de couleur et de taille, elles sont cependant rafraîchies par les ondées d'un même printemps, ravivées par les brises du même vent, revigorées par les rayons d'un même soleil et leur diversité ajoute à leur charme et accroît leur beauté. Combien serait morne pour l’œil un jardin où plantes, feuilles, fleurs, branches et arbres seraient calqués sur un même gabarit, et auraient la même couleur.
La diversité des tons, des formes et des dimensions sont la richesse et l'ornement du jardin dont ils rehaussent l'effet. De même lorsque plusieurs modes de pensées, de tempéraments et de caractères sont placés côte à côte sous le pouvoir et l'influence d'un agent unique, la gloire et la beauté de l'humaine perfection se révèlent et deviennent manifestes. Seule la Puissance Céleste du monde divin  qui gouverne et transcende la réalité des choses, a le pouvoir d'harmoniser les divergences des pensées, des sentiments, des idées et des convictions qui règnent chez les enfants des hommes. 
     Dieu ne fait aucune distinction entre les couleurs. Tous sont un dans la couleur et dans la beauté de l’obéissance envers Lui;  la couleur est sans importance, mais, par contre, le cœur est tout. Peu importe l’extérieur si le cœur est pur et blanc au-dedans; Dieu ne regarde pas la couleur et le teint mais les cœurs. Celui dont les vertus et la moralité sont louables est préféré en la présence de Dieu et c'est le plus dévoué au Royaume qui est le mieux aimé.

(A suivre pour la 2e partie du chapitre XIV) 

Pour lire  "Art Divin de vivre sur internet, c'est ici : http://www.bahai-biblio.org/centre-doc/saint/noyau/saint-ARTD.htm

Pour acheter cet ouvrage, c'est ici :  https://www.librairie-bahaie.fr/art-divin-de-vivre-474.html

Site des baha'is de France 

Site d'Information Officielle de la la Communauté mondiale baha'ie

Célébration du Bicentenaire de la Naissance du Bab à travers le monde en octobre 2019


































































mercredi 8 janvier 2020

Croire en Dieu plutôt qu'en soi-même


(L'art  divin de vivre p. 14 - 15, 1ère édition/1970 ( propos recueilli au moment du naufrage duTiitanic) Auteur : Abdu'l-Bahà. [1844- 1921] Pour Rappel

Croire en Dieu plutôt qu'en soi-même

   Ces événements (tels la catastrophe du Titanic) ont de profondes raisons, car ils visent à enseigner aux hommes certaines graves leçons. Nous avons tendance à vivre  aujourd'hui  en nous basant sur des circonstances matérielles. Les hommes s'imaginent que la taille et la puissance d'in navire, la perfection de ses machines ou l'adresse de son pilote sont des garants parfaits de leur sécurité. Mais pourtant des sinistres se produisent parfois et cela, afin que les hommes apprennent que Dieu est le vrai et unique Protecteur. Si la volonté de Dieu est de protéger un homme, un tout petit bateau échappera ç la destruction tandis qu'ailleurs, le plus grand et le mieux construit des vaisseaux, sous le commandement du meilleur et du plus adroit capitaine, ne réchappera pas d'un danger comme celui qui se présenta dans l'océan.
     Le but de tout cela, est d'amener les habitante de la terre à se tourner vers Dieu comme vers l'unique Protecteur, afin que les âmes des hommes s'abritent sous Sa sauvegarde en se souvenant qu'en Lui est la vraie sécurité. Ces événements surviennent  pour que la Foi des Hommes s'accroisse et se fortifie, de sorte que, si nous nous sentons tristes et découragés, nous devons supplier Dieu d'attirer nos cœurs  vers son royaume et prier pour ces défuntes victimes avec une foi absolue dans son infinie miséricorde. Ainsi ces âmes, si elles ont été privées de l'existence terrestre, pourront connaître une vie nouvelle dans les demeures suprêmes de leur Père céleste.
     Ces propos ne doivent pas nous laisser supposer que l'homme pourrait jamais se dispenser d'accorder tous ses soins et toute son attention à ce qu'il entreprend. Dieu l'a doué d'une intelligence afin qu'il puisse veiller à sa propre sauvegarde et assurer sa propre protection. Par conséquent, il doit rechercher tous les moyens que l'exercice des sciences peut lui procurer et les mettre en pratique. Il doit se montrer avisé, réfléchi et juste, dans ses projets, construire le meilleur bateau possible, s'assurer la direction du plus habile capitaine, mais après cela, s'en remettre à Dieu et Le tenir pour le seul Gardien.
Pour lire cet ouvrage " l'Art divin de Vivre", sur internet c'est ici : http://www.bahai-biblio.org/centre-doc/saint/noyau/saint-ARTD.htm 

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mardi 26 novembre 2019

L'ART DIVIN DE VIVRE : En marche vers le royaume d'immortalité

L'ART DIVIN DE VIVRE
 p.33 à 41, Edition de 1970 Textes baha'is rassemblés par Mabel Hyde Paine. Traduit de l'anglais par Fernand Brochain. Dernière édition.

      En marche vers le Royaume d'immortalité
   
     Ô fils de l'Amour. Toi qui es si proche des hauts-lieux de Gloire et de l'arbre céleste de l'Amour, fais donc un pas, puis un autre et, marchant dans le royaume immortel, pénètre dans ce Pavillon d’Éternité. Tends l'oreille à ce qui fut révélé par la Plume de Gloire.


   Ô fils de l'Esprit. La chose que Je chéris le plus est l’Équité. Si tu Me désires, ne t'en détourne pas. Ne la néglige pas si tu veux que Je mette en toi Ma confiance. Grâce à elle, tu verras par tes propres yeux et non pas  avec ceux des autres et tu acquerras le savoir par ta propre connaissance et non par celle de ton voisin.


    Médite dans ton cœur sur l'homme que tu dois être. En vérité, l’Équité est le donc que Je t'ai fait et le signe de ma faveur bienveillante. Ne la perds jamais de vue.


    Il est donc de notre devoir en ce siècle radieux, de rechercher les principes essentiels de la divine religion, de découvrir les réalités sous-jacentes de l'unité de l'humanité et de trouver la source d'unité  et de concorde qui réconciliera les hommes dans l'harmonie céleste de l'amour.
     Je demande à Dieu que la divine lumière dont il est question au 12e Ch. de St Jean, dirige pour toujours sur toi ses rayons. La vie terrestre de l'homme est éphémère, aussi doit-il-il en apprécier chaque instant et choisir ce qui peut le conduire à la gloire éternelle.
     Ô fils de l'existence, fais ton examen de conscience chaque jour avant que tu ne sois convoqué pour le règlement final, car la mort sans t'avertir, viendra à toi, et tu devras rendre compte de tes actes.


     Un vie nouvelle est actuellement entrain de se manifester chez tous les peuples de la terre et aucun n'en a découvert la cause ni perçu les motifs. Voyez l'Occident, soyez  témoin de la façon dont il a, - dans la poursuite de choses vaines et sans importance - sacrifié et comment il sacrifie encore, des vies innombrables pour la conservation  de ses richesses et le maintien de sa suprématie. Ô amis, ne restez pas insouciants des vertus dont vous fûtes doués, ni indifférents au sujet de votre haut destin. Ne permettez pas que vos efforts soient soient compromis par les vaines images que certains cœurs ont inventées.
     Heureux sont les sages qui ont reconnu le droit Sentier de Dieu et ont regardé vers son royaume. Heureux les joyeux et les sincères dont les cœurs lumineux brûlent de la connaissance du 
Miséricordieux et que leur renoncement protège  des vents sauvages de l'épreuve et de la souffrance. Heureux les intrépides dont le cœur ne se trouble pas devant la puissance des oppresseurs. Heureux les lucides qui ont appris à distinguer le transitoire de l'éternel, qui ont tourné leur face vers  vers l'Impérissable et qui sont mentionnés parmi les immortels dans le Royaume de Pouvoir et de Gloire.


      Qu'il est excellent et noble, l'homme que est parvenu au grade pour lequel il avait été désigné. Mais combien vil et méprisable est celui qui se détourne du bien général et gaspille ses précieuses capacités à des fins personnelles et égoïstes. Le plus grand bonheur ne se trouve que dans le bonheur des autres.
     Hélas, ils imaginent que la grandeur et la gloire vont de paire avec l'accumulation des richesses terrestres et des vanités du même genre. Mais maintenant, comprenez. Si un homme se donne la peine de réfléchir, il verra que le Dieu omnipotent l'a distingué parmi Ses créatures par le vêtement de l'honneur, de la vertu et de l'intelligence. L'homme est devenu le printemps des merveilles divines et le entre des des mystères du Royaume du ciel.


     Pourquoi salit-il ce manteau immaculé avec la boues des désirs égoïstes et échange-il ce bonheur éternel pour les profondeurs de l'extrême abaissement ?  Par les explications que nous avons déjà données, nous avons voulu montrer que la gloire, le bonheur, l'honneur et la paix de l'homme ne consistent pas dans ses richesses personnelles mais plutôt dans la sublimation de son âme, la noblesse de ses intentions, l'étendu de son éducation et dans la solution qu'il adopte devant les problèmes de la vie. En vérité, c'est dans les âmes des hommes que se trouve leur seule gloire. 
     Tu me demandes si, par l'apparition du Royaume de Dieu, toute âme a été sauvée. Le soleil de réalité s'est montré pour le monde entier; Son apparition lumineuse est le salut et la vie; mais seul celui qui aura ouvert les yeux de la réalité et qui aura vu ces Lumières sera sauvé. 
L'ouvrage " L'Art divin de vivre" peut être acheté ici : https://www.librairie-bahaie.fr/art-divin-de-vivre-474.html
Les chapitres de ce livre parlent des qualités idéales qui caractérisent un monde de vie sanctifié, et qui sont  en vérité les jalons du lumineux sentier conduisant au royaume. Les paroles de Bahá'u'lláh et d' 'Abdu'l-Bahá sur ce sujet remplissent de nombreux volumes. Nous espérons que le choix qui a prévalu incitera le lecteur à étudier lui-même ces écritures.
       

























lundi 26 juin 2017

Les grèves ( comment résoudre l'extrême richesse et l'extrême pauvreté )

Leçon LXXVI   extraite de l'ouvrage "Les Leçons de Saint d'Acre"  recueillies par Laura Clifford Barney et traduites du persan par Hippolyte Dreyfus (p.291 à 295)   Auteur : Abdu'l-Bahà
1 ère édition en 1954 ;  5 e édition corrigée en 1982/Avril  Presse universitaire de France
6 e édition en 2007/Maison d'éditions baha'ies


     Les grèves  ( Il est fort à propos que  tous les gouvernements du monde prennent leur courage à deux mains et s’attellent enfin à l'élimination de l'extrême de richesse et l'extrême de pauvreté. L'instauration d'une société juste est source de paix, de tranquillité et de sécurité pour  tout le genre humain).

     Vous m'avez interrogé sur les grèves. Cette question est, et sera longtemps le sujet de grandes difficultés. Elles tiennent à deux causes. L'une est l'extrême avidité et la rapacité des fabricants et industriels, l'autre les excès, l'avidité et l'intransigeance des ouvriers et travailleurs. Il est donc nécessaire de porter remède à ces deux causes.
     Mais la cause principale de ces difficultés réside dans les lois en usage dans la civilisation actuelle ; car elles conduisent à ce qu'un petit nombre d'individus amassent des fortunes sans pareilles, dépassant leurs besoins, tandis que le plus grand nombre demeure dépourvu, dépouillé, et dans la plus grande misère. Et cela est contraire à la justice, à l'humanité, à l'équité ; c'est le comble de l'iniquité, l'opposé de ce qui cause la satisfaction divine.
      Ce contraste est particulier au monde de l'homme ; chez les autres créatures, c'est à dire chez presque tous les animaux, il existe une sorte de justice et d'égalité. Ainsi l'égalité existe dans un troupeau de moutons d'un berger et dans une bande de cerfs dans la campagne. De même, parmi les oiseaux de la prairie,  de la plaine,de la colline ou du verger ; et dans chaque espèce animale il existe une certaine sorte d'égalité. On ne trouve pas chez eux une pareille différence dans les moyens d'existence ; aussi vivent-ils dans la tranquillité et la joie les plus complètes.   
    Il en est tout autrement de l'espèce humaine qui persiste dans l'erreur la plus grande et dans l'iniquité absolue. Considéré un homme qui a amassé des trésor en colonisant un pays à son profit : il a conquis une fortune immense et s'est assuré des bénéfices et des revenus qui coulent comme un fleuve, tandis que cent mille malheureux, faibles et impuissants, manquent d'une bouchée de pain. Il n'y a là ni égalité ni bienveillance. Aussi, vous voyez que tranquillité et la joie générales sont anéanties, que le bien-être de l'humanité à tel point que pour un grand nombre la vie est devenue stérile. Car la fortune, les honneurs, le commerce, l'industrie sont entre les mains de quelques individus, tandis que les autres sont soumis à toute une série de difficultés et à des trouble illimités ; ils n'ont ni avantages, ni bénéfices, ni bien-être, ni tranquillité.
     Il faut donc instituer un règlement et des lois qui réglementeraient les fortunes excessives de certains particuliers et feraient face aux besoins de millions de pauvres de la masse ; on obtiendrait ainsi une certaine modération. Cependant, l'égalité absolue est toute aussi impossible ; car l'égalité absolue dans les fortunes, les honneurs, le commerce, l'agriculture, l'industrie, aboutirait au désordre, au chaos, à la désorganisation des moyens d'existence, et au désappointement universel ; l'ordre des affaires de la collectivité serait tout à fait détruit. Ainsi, des difficultés surgiront également si l'on impose une égalité injustifiée. Il est donc préférable d'établir la modération au moyen de lois et règlement visant à empêcher que se constituent des fortunes excessives de certains individus, et à protéger les besoins essentiels de la masse; Par exemple, les fabricants et es industriels amassent chaque jour un trésor, et les pauvres travailleurs ne gagnent pas leur subsistance journalière ; cela, c'est le comble de l'iniquité, et aucun homme juste ne l'accepterait.
      Il faut donc établir des lois et des règlements qui permettent au corps des ouvriers de recevoir leur salaire de propriétaire de la fabrique, et qui les associeraient dans le quart ou le cinquième des bénéfices, selon les nécessités de la fabrique ; ou bien que le corps des ouvriers et le fabricant soit associés d'une façon équitable dans les bénéfices et les avantages. En effet, le capital et la direction vienne du propriétaire de la fabrique, l'ouvrage et le travail du corps des ouvriers. Ou bien les ouvriers recevront un salaire qui leur assurera des moyens d'existence convenables, et lorsqu'ils cesseront le travail et seront affaiblis et sans ressources, ils auront des avantages suffisants sur le revenu de l'industrie ; ou bien les salaires seront suffisamment élevés pour que les ouvriers soient satisfaits de la somme reçue  et puissent mettre un peu d'argent de coté pour les jours de manque et d'impuissance.
     Lorsque les choses seront ainsi fixées, le propriétaire de la fabrique ne mettra plus de coté, tous les jours, un trésor qui ne lui sert absolument à rien ( car, si la fortune est disproportionnée, le capitaliste succombe sous un poids formidable et tombe dans les difficultés et les troubles les plus grands ; l'administration d'une fortune excessive est très difficile et épuise les forces naturelles de l'homme).  Pareillement, les ouvriers et travailleurs ne seront plus dans la misère et la gêne les plus grandes et ne seront plus soumis, à la fin de leur vie, aux pires privations.
     Il est donc clair et évident que la répartition de fortune excessive entre les mains d'un petit nombre d'individus, à coté des besoins de la masse, est une iniquité et une injustice. De même, l'égalité absolue serait un obstacle à la vie, au bien-être, à l'ordre et à la tranquillité de l'humanité. Dans ces conditions, la modération est de beaucoup préférable. Elle réside en ceci que les capitalistes soient modérés dans l'acquisition de leurs bénéfices, et qu'ils tiennent compte des besoins des pauvres et des nécessiteux ; c'est-à-dire que les ouvriers et travailleurs reçoivent un salaire journalier fixe et établi, et qu'ils aient aussi une part et une fraction des bénéfices généraux de la fabrique.
     Ce qui convient c'est que, en ce qui concerne les droits communs aux fabricants, aux ouvriers et aux travailleurs, des lois soient établies qui donnent aux fabricants des bénéfices modérés, et qui apportent aux ouvriers les moyens d'existence nécessaires et la sécurité pour l'avenir. Ainsi, lorsqu'ils s'affaibliront, cesseront de travailler, deviendront vieux et impotents, ou laisseront derrière eux des enfants en bas âge, que ce ne soit pas l’excès de pauvreté qui les anéantisse, eux et leurs enfants. Et ce seront les revenus de la fabrique elle-même, auxquels ils ont droit, qui leur fourniront une partie, si petite soit-elle, de leurs moyens d'existence.
     De même, les ouvriers ne doivent plus faire des revendications excessives et se révolter, ni demander au-delà de leurs droits ;  ils ne doivent plus faire des grèves, ils doivent être obéissants et soumis, et ne pas demander des salaires excessifs. Mais les droits réciproques et raisonnables des deux parties associées seront fixés légalement et établis selon des lois justes et désintéressées. Au cas où l'une des deux parties ferait une transgression, les tribunaux feraient condamner le transgresseur et l’exécutif devrait appliquer le verdict : ainsi, l'ordre serait rétabli et les difficultés réglées.
     L'immixtion des tribunaux et du gouvernement dans les difficultés pendantes entre les fabricants et les ouvriers est légale, pour la raison que les affaires courantes  entre les ouvriers et les fabricants ne peuvent être assimilées aux affaires ordinaires entre particuliers ne concernant pas le public, et dont le gouvernement ne doit pas s'occuper. En effet, biens qu'elles paraissent être des affaires personnelles, ces difficultés entre les deux parties sont au détriment du public ; car les affaires commerciales, industrielles, agricoles et les affaires générales du pays, tout cela est intrinsèquement lié. Si l'une souffre d'un vice, le détriment atteint la masse. Ainsi, les difficultés entre ouvriers et fabricants devienne une cause de détriment général.
     Le tribunal et le gouvernement ont donc le droit d'immixtion ; lorsqu'une difficulté entre deux individus présente au sujet de droits particuliers, il faut qu'un tiers règle la question : c'est le rôle du gouvernement. Donc, le problème des grèves qui causent des troubles dans le pays et qui, souvent, tiennent aux vexations excessives des ouvriers, aussi bien qu'à la rapacité des fabricants, comment pourrait-il être négligé ?
      Grand Dieu !  se peut-il qu'un homme qui voit un de ses semblables affamé, nu, dépourvu de tout, puisse se reposer et demeurer à l'aise dans son château luxueux ? Celui qui en rencontre un autre dans la plus grande misère peut-il jouir heureusement de sa fortune ? C'est pour cela que, dans la religion de Dieu, il est prescrit et établi que les hommes fortunés doivent, chaque année, abandonner une certaine part de leur fortune pour l'entretien des pauvres et des malheureux. C'est cela le fondement de la religion de Dieu, et cela engage tout les monde.
     Telle est la signification des bonnes œuvres dans les tablettes et les livres divins.

Les Leçons de Saint-Jean d'Acre ( Les grèves )Abdu'l-Bahà Ch.5/76

Documentation sur la foi Baha'ie

Librairie baha'ie

Processus éducatif pour enfants, jeunes et adultes

Aux frontières de l'Apprentissage : Frontiers of Learning -French subtitled     Dans des villes et des villages du monde entier, des jeunes et des moins jeunes prennent part au processus de construction communautaire basé sur les concepts enchâssés dans les écrits baha'is. Ce film réalisé en 2013,  relate les  perspectives et les expériences d'enfants, de pré-jeunes, de jeunes et d'adultes - en Colombie, au Canada,  en République Démocratique du Congo et en Inde - dont les efforts pour construire des communautés vibrantes se situent aux frontières de l'apprentissage.









 

samedi 2 avril 2016

Le retour du Christ

Le Retour du Christ


Dans nombre de ses entretiens, Jésus parle de la future manifestation de Dieu, parfois à la troisième personne, parfois à la première personne. Il dit : je vais vous préparer une place. Et lorsque je m’en serai allé et que je vous aurai préparé une place, je reviendrai et vous prendrai avec moi… (Jean, XIV, 2,)
Au premier chapitre des actes, nous lisons que, lors de l’ascension de Jésus, quelqu’un dit aux disciples : Ce Jésus qui a été enlevé au ciel du milieu d’entre vous, viendra de la manière que vous l’avez vu aller au ciel. (Actes I, 11.) De ces paroles et d’autres paroles semblables, bien des chrétiens déduisent que le Fils de l’Homme viendra sur les nuages, dans toute sa gloire; qu’ils le verront sous sa forme physique de ce même jésus qui parcourut les rues de Jérusalem, il y a deux mille ans, qui souffrit et versa son sang sur la croix. Ils s’attendent à pouvoir mettre les doigts dans les empreintes de clous laissés sur ses pieds et sur ses mains et dans la blessure que l’épée lui fit au coté. Mais un peu de réflexion sur les propres paroles du Christ chasserait une telle idée. Les juifs, au temps du Christ, professaient de semblables théories, sur le retour d’Elie, mais Jésus leur expliqua leur erreur, montrant que la prophétie selon laquelle Elie doit venir d’abord était accomplie, non par le retour de la personnalité d’Elie et du corps de l’ancien Elie, mais en la personne de Jean-Batiste  qui vint avec l’esprit et les pouvoirs d’Elie. Et si vous pouvez le comprendre, dit le Christ, il est cet Elie qui devait venir. Que celui qui a des oreilles entende. Par conséquent, le retour d’Elie signifiait l’apparition d’une autre personnalité, née d’autres parents, mais dotée par Dieu du même esprit et du même pouvoir. Ces paroles de Jésus impliquent certainement que le retour du Christ s'accomplira de même par l’apparition d’un autre personnage, né d’une autre mère, mais manifestant l’esprit et le pouvoir de Dieu qui animaient aussi le Christ.
Baha’u’llàh explique que le retour du Christ s’est effectivement produit par l’avènement du Bàb et par sa propre manifestation. Il dit :

Considérez le soleil. S’il disait : “Je suis le soleil d’hier !” ce serait la vérité. Et, si tenant compte de la succession des jours, il disait : “ Je suis un autre soleil ! “ ce serait encore la vérité. De même pour les jours : si l’on assure qu’ils sont tous les mêmes, c’est correct et exact; et si l’on affirme que, par leur nom et leur désignation, ils diffèrent les uns des autres, c’est également vrai. En effet, bien qu’ils soient identiques, il y a cependant pour chacun d’eux, une désignation différente, un attribut spécifique, un caractère particulier. Considérez de ce même point de vue la diversité et l’unité caractéristiques des diverses manifestations de sainteté, afin de pouvoir comprendre les allusions faites aux mystères de l’unité et de la diversité par le Créateur des noms et attributs, et trouver ainsi vous même la réponse à votre question sur le point de savoir pourquoi, en des temps différents, l’éternelle Beauté a elle-même pris des noms et des titres divers. (Le Livre de la Certitude, P.11.)

Sachez que la venue du Christ pour la seconde fois ne signifie pas ce que les gens croient, mais plutôt l’avènement du Promis qui doit lui succéder. Il viendra avec le royaume de Dieu et avec sa puissance qui a englobé le monde. Cet empire est celui du monde des cœurs et des esprits et non celui de la matière; car, au regard du Seigneur, le monde de la matière n’est pas comparable à une seule aile de mouche, si tu es de ceux qui savent. En vérité, le Christ vint avec son royaume, depuis le commencement qui n’a pas de commencement et il viendra avec son royaume dans l’éternité des éternités; car le mot “ Christ “ pris en ce sens, est une expression de la divine Réalité, la pure Essence, et l’Entité céleste qui n’a ni commencement ni fin; elle paraît, s’élève, se manifeste et se retire à chacun des cycles. (Tablette of Abdu’l-Bahà, vol.1, p.138.)

Extrait de "Baha'u'llàh et l'Ere nouvelle" de JE Esslemont p.235-236


Actualités baha'ies :


Gender Equality in the Baha’i Faith-Five Revolutionary Teachings | Vasu Mohan Video


Economics and the Bahai Faith - March 2016 VideoL'ONU vote la poursuite du suivi de la situation des droits de l'Homme en Iran 

 
Iran : Baha’i Parents Sent to Prison, Leaving Their Child Alone



vendredi 20 novembre 2015

Le Jour de Dieu, Le Jour du Jugement, La Grande Résurrection : Explication

Le Jour de Dieu

     Le mot Jour figurant dans les expressions telles que Jour de Dieu et Dernier Jour doit être pris au sens de dispensation. Chacun des grands fondateurs de religion marque son jour. Chacun est comme un soleil. Les enseignements divins, d'abord comme une aurore, illuminent graduellement les esprits et les cœurs humains jusqu'à ce que la vérité qu'ils contiennent atteigne le zénith de son influence. puis, ces enseignements s'obscurcissent peu à peu; ils sont dénaturés et corrompus, et l'obscurité envahit la terre jusqu'à ce que le soleil d'un jour nouveau se lève. Le jour de la suprême manifestation de Dieu, est le dernier jour, parce que c'est un jour qui ne finira jamais et ne sera pas remplacé par la nuit. Le soleil de ce jour ne se couchera jamais, il illuminera  les âmes des hommes, tant dans ce monde que dans l'autre. En réalité, aucun des soleils spirituels ne se couche jamais. Les soleils comme Moïse, Le Christ, Muhammad et tous les autres prophètes brillent encore au ciel de la même splendeur. Mais les nuages nés de la terre ont caché leur rayonnement aux peuples du monde. Le suprême soleil, Bahà'ù'llàh, dissipera finalement ces sombres nuages afin que les adeptes de toutes les religions se réjouissent dans la lumière de Dieu reflétée par tous les prophètes et que, d'un commun accord, ils adorent le Dieu unique.

Le Jour du Jugement

     Dans ses paraboles, le Christ fait souvent allusion au grand Jour du Jugement où le Fils de l'Homme viendra dans la Gloire de son Père ... et ... rendra à chacun selon ses œuvres ( Math.XVI, 27.) Il compare ce jour au temps de la moisson où l'ivraie est brûlée et le blé rentré dans les granges :
   ... ainsi en sera-t-il à la fin du monde  (consommation d'un âge). Le Fils de l'Homme enverra ses anges qui arracheront de son royaume tous les scandales et ceux qui commettent l'iniquité; et ils les jetteront dans la fournaise ardente où il y aura des pleurs et des grincements de dents. Alors les justes resplendiront comme le soleil dans le royaume de leur Père. (Math. XIII, 40-43.)
  L'expression  fin du monde employé dans ce verset autorisé de la Bible et en d'autres passages analogues, a fait supposer à bien des gens qu'au jour du Jugement la terre subitement détruite, ce qui est évidemment une erreur. La traduction la plus conforme de l'expression semble être la consommation ou la fin d'un âge. Le Christ enseigne que le royaume du Père comme au ciel. Il nous apprend à prier : Que ton règne arrive, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Dans la parabole de la vigne, quand le Père, le Seigneur de la vigne vient punir les mauvais intendants, Il ne détruit pas vignoble (le monde) à ce moment, mais Il le confie à d'autres intendants qui Lui en remettront les fruits parvenus à leur maturité. Le terre ne sera pas détruite mais renouvelée et régénérée. Par ailleurs, le Christ parle de ce jour comme de la régénération, quand le Fils de l'Homme s’assoira sur le Trône de sa gloire. Saint Pierre en parle comme du temps du renouvellement, du temps de la restitution de toutes choses dont Dieu a parlé par la bouche de tous ses saints prophètes, depuis le commencement du monde. Le jour du Jugement dont parle le Christ concorde de toute évidence avec la venue du Seigneur des armées, du Père,  qui a été prédite par Isaïe et par les autres prophètes de l'Ancien Testament; c'est une période de châtiment effroyable pour les méchants, mais où la justice sera établie et où l'équité prévaudra sur la terre comme au ciel.
   Selon l'interprétation baha'ie, la venue de chaque manifestation de Dieu est un jour du Jugement, mais l'apparition de la suprême manifestation de Bahà'ù'llàh est le grand jour du Jugement pour le cycle mondial dans lequel nous vivons.  L'appel des trompettes que le Christ, Muhammad et bien d'autres prophètes et bien d'autres annoncent, c'est l'appel de la Manifestation qui retentit  pour tous ceux qui sont dans les cieux et sur la terre - les vivants et les morts. La rencontre de Dieu à travers sa Manifestation est, pour ceux qui le cherchent, la porte ouverte sur ce paradis : connaître et aimer Dieu et vivre en harmonie avec toutes ses créatures. D'autre part, ceux qui préfèrent leur propre voie à celle de Dieu, révélée par la Manifestation, se condamnent eux-même à l'enfer de l'égoïsme, de l'erreur et de la haine.

La grande résurrection

     Le jour du Jugement est aussi le jour de la résurrection, du réveil des morts, Saint Paul, dans la première épître aux Corinthiens, dit :
   Voici, je vous révèle un mystère; nous ne mourrons pas tous, mais tous nous serons changés, en un instant, en un clin d’œil, à la dernière trompette : car la trompette sonnera et les morts ressusciteront incorruptibles, et nous, nous serons transformés. Car il faut que ce corps corruptible revête l'incorruptibilité et que ce corps mortel revête l'immortalité  (Corinthiens XI, 51 à 53)
 Quand au sens de ces passages concernant le réveil des morts, Bahà'ù'llàh écrit dans le Kitàb-iIqân :
   Les termes de "vie" et de "mort" trouvés dans les Écritures se rapportent à la vie de la foi et à la mort de l'incrédulité. La majorité des gens, n'ayant pas compris le sens de ces paroles a rejeté la Manifestation, s'est privée de la lumière de sa manifestation divine et a refusé de suivre l'exemple de cette immortelle Beauté...
   Comme Jésus l'a dit : " Il faut que vous naissiez de nouveau ". Et ailleurs : " Celui qui n'est pas né de l'eau et de l'esprit n'entrera pas dans le  royaume de Dieu, car ce qui est de la chair est chair  "et ce qui est né de l'esprit est esprit." (Jean III, 5-6)  Voici la signification de ces paroles : Quiconque en chaque dispensation, est né de l'esprit et est vivifié par le souffle de la manifestation de sainteté est, en vérité, parmi ceux qui reçoivent la "vie" et la " résurrection" et qui entrent au "paradis" de l'amour de Dieu. Quiconque n'est pas parmi ceux-là se condamne à la "mort", à la "privation", au "feu" de la l'incrédulité et à la "colère de Dieu".
     Dans les âges et les siècles écoulés, le but des prophètes divins et de leurs élus a toujours été de confirmer que le termes "vie", "résurrection" et "jugement" ont une signification spirituelle... Si vous buviez une seule goutte de l'eau cristalline de la connaissance divine, vous comprendriez promptement que la vraie vie n'est pas la vie du corps mais la vie de l'esprit. Car la vie du corps est commune aux animaux et aux hommes, tandis que la vie de l'esprit est l'apanage de ceux qui, seuls, ont le cœur pur, qui se sont désaltérés à l'océan de la foi et qui ont cueilli le fruit de la certitude. Cette vie n'est pas suivi par la mort, cette existence est couronnée par l'immortalité. Car il est dit : "Si par vie on entend cette vie terrestre,il est évident que la mort y mettra un terme.  Le Livre de la Certitude pp.55, 57 et 58.)
     D'après les enseignements baha'is, la résurrection n'a rien à avoir avec le grossier corps physique. Ce corps une fois mort, est abandonné. Il se décompose et ses atomes ne regrouperont jamais pour former le même corps.
 La résurrection est la naissance de l'homme à la vie spirituelle; c'est une grâce du Saint Esprit que la manifestation de dieu porte en elle. La tombe d'où il se lève est celle de l'ignorance et de la négligence envers Dieu. Le sommeil dont il s'éveille est l'engourdissement spirituel dans lequel beaucoup attendent l'aube du jour de Dieu.Cette aube illumine tous ceux qui ont vécu sur terre, qu’ils soient encore incarnés ou non, mais les êtres spirituellement aveugles ne peuvent pas la percevoir. Le jour de la résurrection n'est pas un jour de vingt -quatre heures; c'est une ère déjà commencée, et qui durera aussi longtemps que le cycle mondial actuel. Il persistera alors que les traces de la civilisation actuelle seront effacées de la surface de la terre.

Extraits du Livre " Bahà'u'llah et l’Ère Nouvelle" de John Ebenezer Esslemont. Il naît en Ecosse en 1874. Après de brillante études de médecine, il obtient le premier prix de la Recherche, le "Philips Research ScholarShip", et continue ensuite ses travaux à Berne et à Strasbourg. Sa rencontre avec la foi baha'ie lui ouvre un nouveau champ d'investigation qu'il explore avec la même rigueur scientifique que celle qui caractérise sa carrière professionnelle. "Bahà'u'llàh et l’ère Nouvelle "constitue le fruit de cette étude. Ce livre a été publié en plus soixante langues, dont une version en alphabet Braille anglais.

Le choix de ces extraits a été inspiré  par l'écoute des différentes interventions captées sur les ondes/média après les attentats de Paris/Saint Denis.  Leurs réflexions ont motivé cette contribution; un partage de ce qui me semble utile en ce moment précis, d'interrogation, d'aspiration  collective à  une orientation   désirable qui se fait de plus en plus sentir.


Actualités : Des parlementaires français accueillent au Palais du Luxembourg un colloque sur la défense des bahá’ís en Iran

Les bahá’ís sont confrontés à une nouvelle vague d’arrestations en Iran

Pour plus d'info : 
Site Officiel des baha'is de France
La communauté baha'ie et son action
Sujets baha'is : une source d'information de la communauté international baha'ie






   









mardi 6 mars 2012

L'ordre mondial de Bahà'u'llàh : un modèle de société planétaire

Partie 4    (suite et fin)  L'ordre mondial de Bahà'ù'llàh  Auteur :  Shoghi Effendi


      Ne permettez à personne, tandis que cet organisme est encore dans son enfance, d'amoindrir sa signification ou de dénaturer ses buts. Les assises sur lesquelles est posé cet ordre administratif sont les desseins immuables de Dieu pour l'humanité de notre époque. La source de son inspiration n'est autre que Bahà'ù'llàh lui-même... Le but sous-jacent qui l'anime  est l'établissement du nouvel ordre mondial tel que l'a esquissé Bahà'ù'llàh. Les méthodes qu'il applique, la doctrine qu'il inculque, ne l'inclinent pas plus vers l'Est que vers l'Ouest, pas davantage vers les juifs que vers les gentils, vers les riches que vers les pauvres, vers les Blancs que vers les hommes de couleur. Son mot d'ordre est l'unification de la race humaine, son drapeau est celui de la paix suprême... (Shoghi Effendi, La Dispensation de Bahà'ù'llàh, p.115, 103, ed.1970.)
     
      Le contraste est aussi clair que frappant entre, d'une part, les preuves qui s'accumulent, d'une consolidation constante qui accompagne la croissance de l'ordre administratif de la foi de Dieu et, de l'autre, les forces de désintégration qui battent en brèche l'édifice d'une société accablée par l'effort.. Chaque jour les signes et les gages croissent en nombre et en importance, tant dans le monde baha’i qu'en dehors, présageant d'une manière mystérieuse la naissance de cet ordre mondial qui doit marquer l'apparition de l'âge d'or de la foi de Dieu...
      Bientôt, comme le proclament les paroles mêmes de Bahà'ù'llàh, le présent ordre de choses sera révolu et un nouvel ordre se déroulera à sa place...
      La révélation de Bahà'ù'llàh ... doit... être considérée comme marquant la venue de l'âge mûr de la race humaine. Il ne faut voir en elle simplement une renaissance spirituelle de plus dans la fortune toujours mouvante de l'humanité ni un stade plus élevé dans la chaîne des révélations progressives ni le point culminant d'une des  séries de cycles prophétiques qui se répètent, mais plutôt le dernier stade, le sommet de l'évolution prodigieuse de la vie collective de l'homme sur cette planète. La naissance d'une communauté mondiale, la conscience d'un civisme mondial, la fondation d'une civilisation et d'une culture communes à tous doivent être considérées, en ce qui concerne cette vie planétaire, comme la limite que puisse atteindre l'organisation de la société humaine, cependant que l'homme, en tant qu'individu, pourra, dis-je, devra, bien entendu, et en conséquence d'un tel achèvement, continuer à progresser et à se développer indéfiniment...
      L'unité de la race humaine, telle qu'elle a été conçue par Bahà'ù'llàh, implique l'établissement d'une communauté mondiale dans laquelle toutes les nations, races, croyances et classes sont étroitement et définitivement unies et où l'autonomie des Etats membres, la liberté et l'initiative personnelles des individus qui la composent sont complètement et pour toujours sauvegardées. Cette communauté, pour autant que nous puissions l'imaginer, comportera un corps législatif mondial dont les membres, en tant que mandataires de l'humanité entière, auront le contrôle de toutes les ressources des nations membres et édicteront des lois nécessaires pour régler la vie,  pourvoir aux besoins et harmoniser les relations de toutes les races et de tous les peuples. Un pouvoir exécutif mondial, soutenu par une force internationale, exécutera les décisions prises par ce pouvoir législatif, appliquera les lois votées par celui-ci et veillera à la protection de l'unité organique de la communauté toute entière. Un tribunal  international jugera et prononcera un verdict final et sans appel dans tous les différends susceptibles de s'élever entre les divers éléments constitutifs de ce système universel. Un mécanisme d'intercommunication mondiale sera imaginé; affranchi de toutes les entraves et restrictions d'ordre national, il fonctionnera sur la planète avec une rapidité merveilleuse et une parfaite régularité. Une capitale mondiale, centre nerveux de la civilisation, sera le foyer vers lequel convergeront toutes les forces unificatrices et d'où rayonneront les influences stimulantes. Une langue internationale sera inventée ou choisie parmi celles qui existent déjà et elle sera enseignée comme langue auxiliaire de la langue maternelle. Une écriture et une littérature mondiale, un système uniforme et universel des monnaies et des poids et mesures simplifieront et faciliteront les échanges et la compréhension mutuelle entre les nations et les races humaines. Dans une société de ce genre, les deux forces les plus puissantes de la vie humaine, la science et la religion, seront réconciliées; elles coopéreront en se développant harmonieusement. Dans cette organisation, la presse, tout en donnant libre cours à l'expression des vues et des convictions diversifiées du genre humain, cessera d'être maniée de façon nuisible au gré des intérêts privés ou publics; elle sera libérée de l'influence des gouvernements et des peuples en conflit. Les ressources économiques du monde seront aménagées, ses sources de matières premières seront exploitées et utilisées à plein rendement, ses marchés coordonnés et développés, et la distribution des produits sera équitablement réglée.
     Rivalités et intrigues cesseront entre les nations, animosités et préjugés raciaux feront place à l'amitié raciale, à la compréhension réciproque et à la coopération.      Les causes de luttes religieuses seront à jamais écartées,les barrières et les restrictions économiques 
complètement abolies, et les différences excessives entre les classes s’effaceront. Le dénuement d'un coté et l'accumulation des richesses, de l'autre, disparaîtront. L'immense  énergie absorbée et  gaspillée par la guerre tant économique que politique sera utilisée à d'autres buts tels que : étendre le champs des inventions humaines et du développement de la technique, accroître la productivité, exterminer la maladie, étendre les recherches scientifiques, relever le niveau de la santé physique, rendre le cerveau humain plus aigu et plus subtile,
 exploiter les ressources inemployées ou insoupçonnées de  la planète, prolonger la vie humaine toute entière.
      Un système de fédération mondiale régissant le globe, exerçant une autorité indiscutable sur ses ressources d'une ampleur inimaginable, mêlant et incorporant à la fois les idéaux de l'Orient et de l'Occident, affranchi des malédictions de la guerre et de ses misères, résolu à exploiter toutes les ressources d'énergie disponibles sur la surface de la terre, système dans laquelle la force sera mise au service de la justice, dont l'existence reposera sur la reconnaissance universelle d'un Dieu unique et sur l'obéissance à une révélation commune, tel est le but vers lequel se dirige l'humanité, poussée par les forces unificatrices de la vie...
      L'humanité entière se lamente et meurt du désir d'atteindre l'unité et d'en finir avec son long martyre. Et cependant, elle refuse obstinément d'accepter la lumière et de reconnaître la souveraine autorité de la seule Puissance qui puisse la tirer de son embarras et lui épargner les calamités effroyables qui menacent de l'engloutir...
      L'unification du genre humain est la marque caractéristique du stade d'évolution dont la société approche aujourd'hui. l'unité de la famille, de la tribu, de la cité, et de la nation ont été successivement tentées et pleinement réalisées. L'unité du monde est le but que s'efforce d'atteindre une humanité harassée. L'édification des nations est achevée. L'anarchie inhérente à la souveraineté de l'Etat approche à son point culminant. Un monde progressant vers sa maturité doit renoncer à ce fétiche, reconnaître l'unité et l'intégralité de la famille humaine et établir une fois pour toutes, les institutions capables d'incarner au mieux ce principe fondamental de son  existence. (Shoghi Effendi, Vers l'l'apogée de la race humaine p.5 à 56)

      Les lettres ci dessus ont été publiées en un seul volume intitulé "L'Ordre mondial de Bahà'ù'llàh".

Bahà'ù'llàh et l’Ère Nouvelle p.284 à 287

      A lire et voir   : "les Baha'is : Tabou iranien" (iranian taboo) Un Documentaire fouillé sur un tabou iranien séculaire réalisé par le cinéaste irano-néerlandais Reza ALLAMEHZADEH. Un long métrage qui décrit la persécution des Baha'is d'Iran.

Pour info : Site de la Communauté Internationale Baha'ie

           Documentation recomandée à lire , voir et entendre sur la Foi Baha'ie 

  Histoire, Actualités  des baha'is de France    

Processus éducatif pour enfants, jeunes et adultes    








vendredi 6 janvier 2012

L'ordre mondiale de Bahà'u'llàh


Partie 1
L'ordre mondial de Bahà'ù'llàh


  Des explications complémentaires ont été données à ce sujet depuis février 1929 par Shoghi Effendi, dans des communications successives adressées à la communauté baha'ie :
     Je ne peux me défendre d'adresser un pressant appel à ceux qui désirent s'identifier avec leur foi, afin qu'ils négligent les idées dominantes et les coutumes éphémères de l'époque présente pour comprendre, comme jamais auparavant, à quel point les théories discréditées et les institutions chancelantes de la civilisation actuelle offrent un contraste frappant avec celles préconisées par Dieu et qui sont destinées à s'élever sur leurs ruines...
     Car Bahà'u'llàh n'a pas  seulement insufflé à l'humanité un esprit régénérateur nouveau. Il ne s'est pas contenté d'énoncer certains principes universels ou de proposer une philosophie particulière, si puissante, si pure et si universelle qu'elle puisse être. Il a de plus, - et Abdu'l-Bahà après lui- édicté un ensemble de lois, établi des institutions définies et donné les fondements essentiels d'une économie divine, ce qu'on ne trouve dans aucune dispensation du passé. Ces lois et ces institutions sont destinées à servir de modèle pour la société future, modèle qui sera l'instrument parfait pour l'établissement de la paix suprême, le facteur de l'unification du monde et de la proclamation du règne du droit et de la justice sur terre...
     Ce que ni la dispensation du Christ ni celle de Muhammad, ni aucune de celles du passé n'ont révélé, les apôtres de Bahà'u'llàh, dans tous les pays où ils travaillent et peinent, le possèdent, exprimé en termes formels, catégoriques et non équivoques : toutes les lois, les réglementations, les principes, les institutions et la direction nécessaires à l'accomplissement de leur tâche... C'est là le trait distinctif de la révélation bàhà'ie; de la vient la force de l'unité de la foi, la valeur d'une révélation qui ne se propose pas de détruire ni d'amoindrir les révélations précédentes mais de les relier les unes aux autres, de les unifier et de réaliser pleinement leur but.
     Si faible que paraissent,  à l'heure actuelle, notre foi aux yeux des hommes qui ne voient en elle qu'un rejeton de l'islam ou bien qui l'ignorent dédaigneusement, la confondant avec ces sectes obscures qui abondent en Orient, ce joyau inestimable de la révélation divine, actuellement encore à l'état embryonnaire, se développera à l'abri du rempart de sa loi; il se façonnera sans se diviser ni s'altérer jusqu'à ce qu'il embrasse tout le globe. C'est uniquement à ceux qui ont déjà reconnu le rang de Bahà'u'llàh, dont le coeur est touché par son amour, à ceux qui vivent en contact intime avec la puissance de son esprit qu'est donné le pouvoir d'apprécier comme il convient la valeur de cette économie divine, le don inestimable qu'il a fait à l'humanité. (Shoghi Effendi, L'ordre Mondial de Bahà'u'llàh pp.19 à 23), dont la portée embrasse toute chose
     C'est vers ce but, celui d'un nouvel ordre mondial d'origine divine, équitable en son principe et stimulant dans ses caractéristiques, qu'une humanité harassée doit diriger ses efforts...
     Combien pathétiques en effet sont les efforts de ces chefs d'institutions humaines qui, méconnaissant entièrement l'esprit de notre époque, tentent encore d'appliquer les méthodes nationales des âges révolus, où chaque pays était indépendant, à notre âge actuel qui doit réaliser l'unité du monde esquissée par Bahà'u'llàh ou périr. A une heure aussi critique de l'histoire de la civilisation, il convient aux dirigeants de toutes les nations du monde, grandes ou petites, de l'Est comme de l'Ouest, aux vainqueurs comme aux vaincus, de prêter l'oreille à l'appel éclatant de Bahà'u'llàh. Puis, pénétrés jusqu'au fond de l'âme  de ce sens de la solidarité mondiale qui est la condition "sine qua non" de la loyauté envers sa cause, qu'ils se lèvent courageusement pour appliquer intégralement le remède efficace que lui, le divin médecin, a prescrit pour l'humanité souffrante. Qu'ils bannissent définitivement toute idée préconçue, tous préjugés nationaux et qu'ils suivent le conseil sublime donné par Abdu'l-Bahà, l’interprète par excellence des enseignements de Bahà'u'llàh.
A une haute personnalité du gouvernement des Etats-Unis qui lui demandait de quelle manière il pouvait le mieux servir les intérêts de son gouvernement et de ses concitoyens, Abdu'l-Bahà répondit : "Vous servirez au "mieux votre pays en vous efforçant, suivant votre pouvoir de "citoyen du monde, d'aider à étendre éventuellement le principe de "fédéralisme, base du gouvernement de votre pays, aux relations actuelles entre les peuples et les nations du monde..."
     Un forme de super-état mondial devra nécessairement être élaborée, en faveur duquel toutes les nations du globe devront, de leur plein gré, abandonner certains droits à lever des impôts, toute prétention à faire la guerre,   et tous droits à conserver des armements, sauf ceux qui servent au maintien de l'ordre à l'intérieure de leurs pays respectifs. Un tel état devra inclure dans le cercle de ses fonctions un pouvoir exécutif  international capable d’exercer une autorité suprême et irrécusable sur tout membre récalcitrant de la communauté; un parlement mondial dont les membres seront élus par les peuples des pays respectifs avec la confirmation subséquente des gouvernements correspondants; enfin, un tribunal suprême dont les jugements seront obligatoires, même si les partis en cause n'avaient pas volontairement consentis à soumettre leur cas à son arbitrage. Dans cette communauté mondiale, toutes les barrières économiques auront été renversées à jamais et  l'interdépendance du capital et du travail aura été définitivement reconnue; la clameur du fanatisme et des luttes religieuses se sera calmée pour toujours; la flamme de l'animosité raciale sera définitivement éteinte; un seul code de lois internationales - issu du jugement mûrement réfléchi des Etats fédérés - disposera, comme moyen de sanction, de l'intervention immédiate et coercitive des forces combinées des unités fédérées; enfin, la frénésie d'un nationalisme capricieux et militant fera place à une conscience durable du droit de cité mondial. En vérité, tel apparaît, dans ses grandes lignes, cet ordre conçu par Bahà'u'llàh, ordre qui sera reconnu comme le fruit le plus beau d'un âge qui mûrit lentement...


Bahà'u'llàh en l’Ère nouvelle p.280-282
(Partie 2 "L'Ordre mondial de Bahà'u'llàh" prochainement)
A lire également
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Les Baha'is de France
La Communauté Internationale Baha'ie et l'Environnement. Par Arthur Dahl
Les Lieux Saints baha'is classés Patrimoine mondiale par L'Unesco