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lundi 20 janvier 2020

Amour et et Unité

Art Divin de Vivre - Chapitre XIV page 185-190,  Editions de 1970 -Maison d'Editions Baha'ies
Auteur : Abdu'l-Bahà

AMOUR et UNITÉ

     Tous les prophètes de Dieu sans distinction, que ce soit Le Christ Lui-même ou la Beauté Bénie (...Baha'ù'llàh), absolument tous les Prophètes, apparurent et lancèrent leurs appels dans l'intention de faire du monde humain le Royaume de Dieu. Leur but à tous était de rendre céleste ce qui était terrestre, clair ce qui était sombre et divin ce qui était satanique.
     Ils s’efforcèrent de faire régner parmi les enfants des hommes l'amour et l'harmonie et de déployer à leurs yeux l'unité fondamentale de l'humanité. Ils voulurent saper les fondements de tous les différends et assurer au monde les impérissables   bénédictions de la vie éternelle.
     Ô Toi que j'honore, médite en ton cœur sur le monde de l'existence : association, harmonisation, union sont sources de vie; divisions et mésententes engendrent la destruction. Si tu observais la création, tu verrais que l'existence de chaque être est conditionnée par l'association et la combinaison de divers éléments et que si ceux-ci se dissocient, c'est la fin de l'existence de l'être en question. 
     Cette dépendance mutuelle est réalisée directement ou par intermédiaire, et si, le temps d'un clin d’œil, cette confirmation et cette assistance cessaient d'agir sur l'être vivant, celui-ci finirait aussitôt d'exister, car toutes les choses sont reliées entre elles et tirent assistance l'un de l'autre. Ainsi les grands fondements du monde de l'existence sont la coopération et la réciprocité. Comparons le monde au temple humain. Tous les membres et les organes  du corps humain s'assistent les uns les autres et c'est grâce à cela que la vie se poursuit. Mais que dans ce merveilleux mécanisme se produise une séparation et la vie devient la mort et les parties du corps se désintègrent.
     De même dans la Création existent de merveilleuses résonances et des échanges de forces; ce sont les causes de la vie du monde et de la persistance  de ses phénomènes innombrables. Celui qui observe les êtres vivants et les plantes se rend compte que l'animal et l'homme entretiennent leur vie grâce à l'inhalation des effluves du monde végétal, c'est-à-dire de cet élément que l'on nomme oxygène. Mais le royaume végétal, lui aussi, tire sa vie de créatures vivantes par l’intermédiaire de la substance appelée carbone. En résumé, tous les êtres sensibles tirent leur vie  des êtres qui croissent hors de terre et ceux-ci, à leur tour, reçoivent la vie des êtres sensibles. Par conséquent, cet échange et cette interaction  se poursuivent de façons ininterrompue. Cette observation illustre bien  le fait que la base de la vie  est l'assistance mutuelle et l'entre-aide générale et que la suspension de cette réciprocité provoquerait aussitôt la destruction et le néant. Plus le monde aspire à la civilisation et plus cette importante question de la coopération est manifeste. Il suffit d'observer le monde pour constater l'influence énorme qu'exerce ce facteur, influence telle que la survie de l'humanité elle-même, en est entièrement dépendante.
     Tiens pour assuré que le secret des Saintes Manifestations de Dieu est l'Amour. Il est la Manifestation du Miséricordieux, la fontaines des eaux spirituelles, la douce lumière céleste et le souffle persistant de l'Esprit-Saint qui vivifie l'âme humaine. Il est la cause de la Révélation faite par Dieu à l'homme, le cordon vital dont dépend, conformément à la Création divine, la réalité des choses. L'Amour est le seul moyen d'obtenir le véritable bonheur dans ce monde et dans l'autre, il est la Lumière qui guide dans les ténèbres, c'est le trait d'union vivant, entre Dieu et l'homme qui assure le progrès de toute âme éclairée.
     C'est la plus grande Loi qui gouverne ce puissant Cycle céleste, le lien initial qui rattache les divers éléments du monde matériel, la force magnétique suprême qui règle le mouvement des sphères à travers les espaces du ciel. Par sa puissance infaillible et illimitée, il explique les mystères latents de l'Univers. C'est l'Esprit de vie qui vient parer le corps de l'humanité, le créateur de vraie civilisation,  et le flot d'impérissable  gloire qui se répand sur toute race et nation animée de sentiments élevés. Quiconque reçoit cette gracieuse Faveur Divine, son nom sera sûrement magnifié et exalté par le céleste Concours, par l'Assemblée des Anges et par les habitants du Royaume d'Abhà. Quant à ceux qui détournent leur cœur de l'Amour Divin - la Révélation du Miséricordieux - ils erreront dangereusement, tomberont dans le désespoir et finalement périront. Il n'y aura pour eux aucun refuge, ils deviendront semblables aux plus viles créatures de la terre et seront un objet de honte et de mépris.
     Ô vous, Bien Aimés du Seigneur, efforcez-vous de manifester l'Amour de Dieu, d'être les lampes de la Direction Divine répandant au milieu des enfants de la terre la lumière de l'Amour et de la concorde.
      Si quelqu'un prétendait que l'unité ne peut pas être réalisée dans le monde parce que les peuples diffèrent profondément dans leurs manières, leurs habitudes, leurs goûts, leurs tempéraments, leurs caractères, leurs pensées, leurs vues, nous leur répondrions qu'il y a deux sortes de différences. L'une est cause de destruction, comme le montre l'esprit de rivalité et de lutte qui anime les nations en conflit ou antagonistes. L'autre n'est qu'un signe de diversité, un symbole secret de la perfection et la révélation des bontés du Très-Glorieux.
     Vois les fleurs d'un jardin, bien que différentes d'espèce, de forme, de couleur et de taille, elles sont cependant rafraîchies par les ondées d'un même printemps, ravivées par les brises du même vent, revigorées par les rayons d'un même soleil et leur diversité ajoute à leur charme et accroît leur beauté. Combien serait morne pour l’œil un jardin où plantes, feuilles, fleurs, branches et arbres seraient calqués sur un même gabarit, et auraient la même couleur.
La diversité des tons, des formes et des dimensions sont la richesse et l'ornement du jardin dont ils rehaussent l'effet. De même lorsque plusieurs modes de pensées, de tempéraments et de caractères sont placés côte à côte sous le pouvoir et l'influence d'un agent unique, la gloire et la beauté de l'humaine perfection se révèlent et deviennent manifestes. Seule la Puissance Céleste du monde divin  qui gouverne et transcende la réalité des choses, a le pouvoir d'harmoniser les divergences des pensées, des sentiments, des idées et des convictions qui règnent chez les enfants des hommes. 
     Dieu ne fait aucune distinction entre les couleurs. Tous sont un dans la couleur et dans la beauté de l’obéissance envers Lui;  la couleur est sans importance, mais, par contre, le cœur est tout. Peu importe l’extérieur si le cœur est pur et blanc au-dedans; Dieu ne regarde pas la couleur et le teint mais les cœurs. Celui dont les vertus et la moralité sont louables est préféré en la présence de Dieu et c'est le plus dévoué au Royaume qui est le mieux aimé.

(A suivre pour la 2e partie du chapitre XIV) 

Pour lire  "Art Divin de vivre sur internet, c'est ici : http://www.bahai-biblio.org/centre-doc/saint/noyau/saint-ARTD.htm

Pour acheter cet ouvrage, c'est ici :  https://www.librairie-bahaie.fr/art-divin-de-vivre-474.html

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Célébration du Bicentenaire de la Naissance du Bab à travers le monde en octobre 2019


































































mardi 26 novembre 2019

L'ART DIVIN DE VIVRE : En marche vers le royaume d'immortalité

L'ART DIVIN DE VIVRE
 p.33 à 41, Edition de 1970 Textes baha'is rassemblés par Mabel Hyde Paine. Traduit de l'anglais par Fernand Brochain. Dernière édition.

      En marche vers le Royaume d'immortalité
   
     Ô fils de l'Amour. Toi qui es si proche des hauts-lieux de Gloire et de l'arbre céleste de l'Amour, fais donc un pas, puis un autre et, marchant dans le royaume immortel, pénètre dans ce Pavillon d’Éternité. Tends l'oreille à ce qui fut révélé par la Plume de Gloire.


   Ô fils de l'Esprit. La chose que Je chéris le plus est l’Équité. Si tu Me désires, ne t'en détourne pas. Ne la néglige pas si tu veux que Je mette en toi Ma confiance. Grâce à elle, tu verras par tes propres yeux et non pas  avec ceux des autres et tu acquerras le savoir par ta propre connaissance et non par celle de ton voisin.


    Médite dans ton cœur sur l'homme que tu dois être. En vérité, l’Équité est le donc que Je t'ai fait et le signe de ma faveur bienveillante. Ne la perds jamais de vue.


    Il est donc de notre devoir en ce siècle radieux, de rechercher les principes essentiels de la divine religion, de découvrir les réalités sous-jacentes de l'unité de l'humanité et de trouver la source d'unité  et de concorde qui réconciliera les hommes dans l'harmonie céleste de l'amour.
     Je demande à Dieu que la divine lumière dont il est question au 12e Ch. de St Jean, dirige pour toujours sur toi ses rayons. La vie terrestre de l'homme est éphémère, aussi doit-il-il en apprécier chaque instant et choisir ce qui peut le conduire à la gloire éternelle.
     Ô fils de l'existence, fais ton examen de conscience chaque jour avant que tu ne sois convoqué pour le règlement final, car la mort sans t'avertir, viendra à toi, et tu devras rendre compte de tes actes.


     Un vie nouvelle est actuellement entrain de se manifester chez tous les peuples de la terre et aucun n'en a découvert la cause ni perçu les motifs. Voyez l'Occident, soyez  témoin de la façon dont il a, - dans la poursuite de choses vaines et sans importance - sacrifié et comment il sacrifie encore, des vies innombrables pour la conservation  de ses richesses et le maintien de sa suprématie. Ô amis, ne restez pas insouciants des vertus dont vous fûtes doués, ni indifférents au sujet de votre haut destin. Ne permettez pas que vos efforts soient soient compromis par les vaines images que certains cœurs ont inventées.
     Heureux sont les sages qui ont reconnu le droit Sentier de Dieu et ont regardé vers son royaume. Heureux les joyeux et les sincères dont les cœurs lumineux brûlent de la connaissance du 
Miséricordieux et que leur renoncement protège  des vents sauvages de l'épreuve et de la souffrance. Heureux les intrépides dont le cœur ne se trouble pas devant la puissance des oppresseurs. Heureux les lucides qui ont appris à distinguer le transitoire de l'éternel, qui ont tourné leur face vers  vers l'Impérissable et qui sont mentionnés parmi les immortels dans le Royaume de Pouvoir et de Gloire.


      Qu'il est excellent et noble, l'homme que est parvenu au grade pour lequel il avait été désigné. Mais combien vil et méprisable est celui qui se détourne du bien général et gaspille ses précieuses capacités à des fins personnelles et égoïstes. Le plus grand bonheur ne se trouve que dans le bonheur des autres.
     Hélas, ils imaginent que la grandeur et la gloire vont de paire avec l'accumulation des richesses terrestres et des vanités du même genre. Mais maintenant, comprenez. Si un homme se donne la peine de réfléchir, il verra que le Dieu omnipotent l'a distingué parmi Ses créatures par le vêtement de l'honneur, de la vertu et de l'intelligence. L'homme est devenu le printemps des merveilles divines et le entre des des mystères du Royaume du ciel.


     Pourquoi salit-il ce manteau immaculé avec la boues des désirs égoïstes et échange-il ce bonheur éternel pour les profondeurs de l'extrême abaissement ?  Par les explications que nous avons déjà données, nous avons voulu montrer que la gloire, le bonheur, l'honneur et la paix de l'homme ne consistent pas dans ses richesses personnelles mais plutôt dans la sublimation de son âme, la noblesse de ses intentions, l'étendu de son éducation et dans la solution qu'il adopte devant les problèmes de la vie. En vérité, c'est dans les âmes des hommes que se trouve leur seule gloire. 
     Tu me demandes si, par l'apparition du Royaume de Dieu, toute âme a été sauvée. Le soleil de réalité s'est montré pour le monde entier; Son apparition lumineuse est le salut et la vie; mais seul celui qui aura ouvert les yeux de la réalité et qui aura vu ces Lumières sera sauvé. 
L'ouvrage " L'Art divin de vivre" peut être acheté ici : https://www.librairie-bahaie.fr/art-divin-de-vivre-474.html
Les chapitres de ce livre parlent des qualités idéales qui caractérisent un monde de vie sanctifié, et qui sont  en vérité les jalons du lumineux sentier conduisant au royaume. Les paroles de Bahá'u'lláh et d' 'Abdu'l-Bahá sur ce sujet remplissent de nombreux volumes. Nous espérons que le choix qui a prévalu incitera le lecteur à étudier lui-même ces écritures.
       

























lundi 26 juin 2017

Les grèves ( comment résoudre l'extrême richesse et l'extrême pauvreté )

Leçon LXXVI   extraite de l'ouvrage "Les Leçons de Saint d'Acre"  recueillies par Laura Clifford Barney et traduites du persan par Hippolyte Dreyfus (p.291 à 295)   Auteur : Abdu'l-Bahà
1 ère édition en 1954 ;  5 e édition corrigée en 1982/Avril  Presse universitaire de France
6 e édition en 2007/Maison d'éditions baha'ies


     Les grèves  ( Il est fort à propos que  tous les gouvernements du monde prennent leur courage à deux mains et s’attellent enfin à l'élimination de l'extrême de richesse et l'extrême de pauvreté. L'instauration d'une société juste est source de paix, de tranquillité et de sécurité pour  tout le genre humain).

     Vous m'avez interrogé sur les grèves. Cette question est, et sera longtemps le sujet de grandes difficultés. Elles tiennent à deux causes. L'une est l'extrême avidité et la rapacité des fabricants et industriels, l'autre les excès, l'avidité et l'intransigeance des ouvriers et travailleurs. Il est donc nécessaire de porter remède à ces deux causes.
     Mais la cause principale de ces difficultés réside dans les lois en usage dans la civilisation actuelle ; car elles conduisent à ce qu'un petit nombre d'individus amassent des fortunes sans pareilles, dépassant leurs besoins, tandis que le plus grand nombre demeure dépourvu, dépouillé, et dans la plus grande misère. Et cela est contraire à la justice, à l'humanité, à l'équité ; c'est le comble de l'iniquité, l'opposé de ce qui cause la satisfaction divine.
      Ce contraste est particulier au monde de l'homme ; chez les autres créatures, c'est à dire chez presque tous les animaux, il existe une sorte de justice et d'égalité. Ainsi l'égalité existe dans un troupeau de moutons d'un berger et dans une bande de cerfs dans la campagne. De même, parmi les oiseaux de la prairie,  de la plaine,de la colline ou du verger ; et dans chaque espèce animale il existe une certaine sorte d'égalité. On ne trouve pas chez eux une pareille différence dans les moyens d'existence ; aussi vivent-ils dans la tranquillité et la joie les plus complètes.   
    Il en est tout autrement de l'espèce humaine qui persiste dans l'erreur la plus grande et dans l'iniquité absolue. Considéré un homme qui a amassé des trésor en colonisant un pays à son profit : il a conquis une fortune immense et s'est assuré des bénéfices et des revenus qui coulent comme un fleuve, tandis que cent mille malheureux, faibles et impuissants, manquent d'une bouchée de pain. Il n'y a là ni égalité ni bienveillance. Aussi, vous voyez que tranquillité et la joie générales sont anéanties, que le bien-être de l'humanité à tel point que pour un grand nombre la vie est devenue stérile. Car la fortune, les honneurs, le commerce, l'industrie sont entre les mains de quelques individus, tandis que les autres sont soumis à toute une série de difficultés et à des trouble illimités ; ils n'ont ni avantages, ni bénéfices, ni bien-être, ni tranquillité.
     Il faut donc instituer un règlement et des lois qui réglementeraient les fortunes excessives de certains particuliers et feraient face aux besoins de millions de pauvres de la masse ; on obtiendrait ainsi une certaine modération. Cependant, l'égalité absolue est toute aussi impossible ; car l'égalité absolue dans les fortunes, les honneurs, le commerce, l'agriculture, l'industrie, aboutirait au désordre, au chaos, à la désorganisation des moyens d'existence, et au désappointement universel ; l'ordre des affaires de la collectivité serait tout à fait détruit. Ainsi, des difficultés surgiront également si l'on impose une égalité injustifiée. Il est donc préférable d'établir la modération au moyen de lois et règlement visant à empêcher que se constituent des fortunes excessives de certains individus, et à protéger les besoins essentiels de la masse; Par exemple, les fabricants et es industriels amassent chaque jour un trésor, et les pauvres travailleurs ne gagnent pas leur subsistance journalière ; cela, c'est le comble de l'iniquité, et aucun homme juste ne l'accepterait.
      Il faut donc établir des lois et des règlements qui permettent au corps des ouvriers de recevoir leur salaire de propriétaire de la fabrique, et qui les associeraient dans le quart ou le cinquième des bénéfices, selon les nécessités de la fabrique ; ou bien que le corps des ouvriers et le fabricant soit associés d'une façon équitable dans les bénéfices et les avantages. En effet, le capital et la direction vienne du propriétaire de la fabrique, l'ouvrage et le travail du corps des ouvriers. Ou bien les ouvriers recevront un salaire qui leur assurera des moyens d'existence convenables, et lorsqu'ils cesseront le travail et seront affaiblis et sans ressources, ils auront des avantages suffisants sur le revenu de l'industrie ; ou bien les salaires seront suffisamment élevés pour que les ouvriers soient satisfaits de la somme reçue  et puissent mettre un peu d'argent de coté pour les jours de manque et d'impuissance.
     Lorsque les choses seront ainsi fixées, le propriétaire de la fabrique ne mettra plus de coté, tous les jours, un trésor qui ne lui sert absolument à rien ( car, si la fortune est disproportionnée, le capitaliste succombe sous un poids formidable et tombe dans les difficultés et les troubles les plus grands ; l'administration d'une fortune excessive est très difficile et épuise les forces naturelles de l'homme).  Pareillement, les ouvriers et travailleurs ne seront plus dans la misère et la gêne les plus grandes et ne seront plus soumis, à la fin de leur vie, aux pires privations.
     Il est donc clair et évident que la répartition de fortune excessive entre les mains d'un petit nombre d'individus, à coté des besoins de la masse, est une iniquité et une injustice. De même, l'égalité absolue serait un obstacle à la vie, au bien-être, à l'ordre et à la tranquillité de l'humanité. Dans ces conditions, la modération est de beaucoup préférable. Elle réside en ceci que les capitalistes soient modérés dans l'acquisition de leurs bénéfices, et qu'ils tiennent compte des besoins des pauvres et des nécessiteux ; c'est-à-dire que les ouvriers et travailleurs reçoivent un salaire journalier fixe et établi, et qu'ils aient aussi une part et une fraction des bénéfices généraux de la fabrique.
     Ce qui convient c'est que, en ce qui concerne les droits communs aux fabricants, aux ouvriers et aux travailleurs, des lois soient établies qui donnent aux fabricants des bénéfices modérés, et qui apportent aux ouvriers les moyens d'existence nécessaires et la sécurité pour l'avenir. Ainsi, lorsqu'ils s'affaibliront, cesseront de travailler, deviendront vieux et impotents, ou laisseront derrière eux des enfants en bas âge, que ce ne soit pas l’excès de pauvreté qui les anéantisse, eux et leurs enfants. Et ce seront les revenus de la fabrique elle-même, auxquels ils ont droit, qui leur fourniront une partie, si petite soit-elle, de leurs moyens d'existence.
     De même, les ouvriers ne doivent plus faire des revendications excessives et se révolter, ni demander au-delà de leurs droits ;  ils ne doivent plus faire des grèves, ils doivent être obéissants et soumis, et ne pas demander des salaires excessifs. Mais les droits réciproques et raisonnables des deux parties associées seront fixés légalement et établis selon des lois justes et désintéressées. Au cas où l'une des deux parties ferait une transgression, les tribunaux feraient condamner le transgresseur et l’exécutif devrait appliquer le verdict : ainsi, l'ordre serait rétabli et les difficultés réglées.
     L'immixtion des tribunaux et du gouvernement dans les difficultés pendantes entre les fabricants et les ouvriers est légale, pour la raison que les affaires courantes  entre les ouvriers et les fabricants ne peuvent être assimilées aux affaires ordinaires entre particuliers ne concernant pas le public, et dont le gouvernement ne doit pas s'occuper. En effet, biens qu'elles paraissent être des affaires personnelles, ces difficultés entre les deux parties sont au détriment du public ; car les affaires commerciales, industrielles, agricoles et les affaires générales du pays, tout cela est intrinsèquement lié. Si l'une souffre d'un vice, le détriment atteint la masse. Ainsi, les difficultés entre ouvriers et fabricants devienne une cause de détriment général.
     Le tribunal et le gouvernement ont donc le droit d'immixtion ; lorsqu'une difficulté entre deux individus présente au sujet de droits particuliers, il faut qu'un tiers règle la question : c'est le rôle du gouvernement. Donc, le problème des grèves qui causent des troubles dans le pays et qui, souvent, tiennent aux vexations excessives des ouvriers, aussi bien qu'à la rapacité des fabricants, comment pourrait-il être négligé ?
      Grand Dieu !  se peut-il qu'un homme qui voit un de ses semblables affamé, nu, dépourvu de tout, puisse se reposer et demeurer à l'aise dans son château luxueux ? Celui qui en rencontre un autre dans la plus grande misère peut-il jouir heureusement de sa fortune ? C'est pour cela que, dans la religion de Dieu, il est prescrit et établi que les hommes fortunés doivent, chaque année, abandonner une certaine part de leur fortune pour l'entretien des pauvres et des malheureux. C'est cela le fondement de la religion de Dieu, et cela engage tout les monde.
     Telle est la signification des bonnes œuvres dans les tablettes et les livres divins.

Les Leçons de Saint-Jean d'Acre ( Les grèves )Abdu'l-Bahà Ch.5/76

Documentation sur la foi Baha'ie

Librairie baha'ie

Processus éducatif pour enfants, jeunes et adultes

Aux frontières de l'Apprentissage : Frontiers of Learning -French subtitled     Dans des villes et des villages du monde entier, des jeunes et des moins jeunes prennent part au processus de construction communautaire basé sur les concepts enchâssés dans les écrits baha'is. Ce film réalisé en 2013,  relate les  perspectives et les expériences d'enfants, de pré-jeunes, de jeunes et d'adultes - en Colombie, au Canada,  en République Démocratique du Congo et en Inde - dont les efforts pour construire des communautés vibrantes se situent aux frontières de l'apprentissage.









 

samedi 2 avril 2016

Le retour du Christ

Le Retour du Christ


Dans nombre de ses entretiens, Jésus parle de la future manifestation de Dieu, parfois à la troisième personne, parfois à la première personne. Il dit : je vais vous préparer une place. Et lorsque je m’en serai allé et que je vous aurai préparé une place, je reviendrai et vous prendrai avec moi… (Jean, XIV, 2,)
Au premier chapitre des actes, nous lisons que, lors de l’ascension de Jésus, quelqu’un dit aux disciples : Ce Jésus qui a été enlevé au ciel du milieu d’entre vous, viendra de la manière que vous l’avez vu aller au ciel. (Actes I, 11.) De ces paroles et d’autres paroles semblables, bien des chrétiens déduisent que le Fils de l’Homme viendra sur les nuages, dans toute sa gloire; qu’ils le verront sous sa forme physique de ce même jésus qui parcourut les rues de Jérusalem, il y a deux mille ans, qui souffrit et versa son sang sur la croix. Ils s’attendent à pouvoir mettre les doigts dans les empreintes de clous laissés sur ses pieds et sur ses mains et dans la blessure que l’épée lui fit au coté. Mais un peu de réflexion sur les propres paroles du Christ chasserait une telle idée. Les juifs, au temps du Christ, professaient de semblables théories, sur le retour d’Elie, mais Jésus leur expliqua leur erreur, montrant que la prophétie selon laquelle Elie doit venir d’abord était accomplie, non par le retour de la personnalité d’Elie et du corps de l’ancien Elie, mais en la personne de Jean-Batiste  qui vint avec l’esprit et les pouvoirs d’Elie. Et si vous pouvez le comprendre, dit le Christ, il est cet Elie qui devait venir. Que celui qui a des oreilles entende. Par conséquent, le retour d’Elie signifiait l’apparition d’une autre personnalité, née d’autres parents, mais dotée par Dieu du même esprit et du même pouvoir. Ces paroles de Jésus impliquent certainement que le retour du Christ s'accomplira de même par l’apparition d’un autre personnage, né d’une autre mère, mais manifestant l’esprit et le pouvoir de Dieu qui animaient aussi le Christ.
Baha’u’llàh explique que le retour du Christ s’est effectivement produit par l’avènement du Bàb et par sa propre manifestation. Il dit :

Considérez le soleil. S’il disait : “Je suis le soleil d’hier !” ce serait la vérité. Et, si tenant compte de la succession des jours, il disait : “ Je suis un autre soleil ! “ ce serait encore la vérité. De même pour les jours : si l’on assure qu’ils sont tous les mêmes, c’est correct et exact; et si l’on affirme que, par leur nom et leur désignation, ils diffèrent les uns des autres, c’est également vrai. En effet, bien qu’ils soient identiques, il y a cependant pour chacun d’eux, une désignation différente, un attribut spécifique, un caractère particulier. Considérez de ce même point de vue la diversité et l’unité caractéristiques des diverses manifestations de sainteté, afin de pouvoir comprendre les allusions faites aux mystères de l’unité et de la diversité par le Créateur des noms et attributs, et trouver ainsi vous même la réponse à votre question sur le point de savoir pourquoi, en des temps différents, l’éternelle Beauté a elle-même pris des noms et des titres divers. (Le Livre de la Certitude, P.11.)

Sachez que la venue du Christ pour la seconde fois ne signifie pas ce que les gens croient, mais plutôt l’avènement du Promis qui doit lui succéder. Il viendra avec le royaume de Dieu et avec sa puissance qui a englobé le monde. Cet empire est celui du monde des cœurs et des esprits et non celui de la matière; car, au regard du Seigneur, le monde de la matière n’est pas comparable à une seule aile de mouche, si tu es de ceux qui savent. En vérité, le Christ vint avec son royaume, depuis le commencement qui n’a pas de commencement et il viendra avec son royaume dans l’éternité des éternités; car le mot “ Christ “ pris en ce sens, est une expression de la divine Réalité, la pure Essence, et l’Entité céleste qui n’a ni commencement ni fin; elle paraît, s’élève, se manifeste et se retire à chacun des cycles. (Tablette of Abdu’l-Bahà, vol.1, p.138.)

Extrait de "Baha'u'llàh et l'Ere nouvelle" de JE Esslemont p.235-236


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