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lundi 20 janvier 2020

Amour et et Unité

Art Divin de Vivre - Chapitre XIV page 185-190,  Editions de 1970 -Maison d'Editions Baha'ies
Auteur : Abdu'l-Bahà

AMOUR et UNITÉ

     Tous les prophètes de Dieu sans distinction, que ce soit Le Christ Lui-même ou la Beauté Bénie (...Baha'ù'llàh), absolument tous les Prophètes, apparurent et lancèrent leurs appels dans l'intention de faire du monde humain le Royaume de Dieu. Leur but à tous était de rendre céleste ce qui était terrestre, clair ce qui était sombre et divin ce qui était satanique.
     Ils s’efforcèrent de faire régner parmi les enfants des hommes l'amour et l'harmonie et de déployer à leurs yeux l'unité fondamentale de l'humanité. Ils voulurent saper les fondements de tous les différends et assurer au monde les impérissables   bénédictions de la vie éternelle.
     Ô Toi que j'honore, médite en ton cœur sur le monde de l'existence : association, harmonisation, union sont sources de vie; divisions et mésententes engendrent la destruction. Si tu observais la création, tu verrais que l'existence de chaque être est conditionnée par l'association et la combinaison de divers éléments et que si ceux-ci se dissocient, c'est la fin de l'existence de l'être en question. 
     Cette dépendance mutuelle est réalisée directement ou par intermédiaire, et si, le temps d'un clin d’œil, cette confirmation et cette assistance cessaient d'agir sur l'être vivant, celui-ci finirait aussitôt d'exister, car toutes les choses sont reliées entre elles et tirent assistance l'un de l'autre. Ainsi les grands fondements du monde de l'existence sont la coopération et la réciprocité. Comparons le monde au temple humain. Tous les membres et les organes  du corps humain s'assistent les uns les autres et c'est grâce à cela que la vie se poursuit. Mais que dans ce merveilleux mécanisme se produise une séparation et la vie devient la mort et les parties du corps se désintègrent.
     De même dans la Création existent de merveilleuses résonances et des échanges de forces; ce sont les causes de la vie du monde et de la persistance  de ses phénomènes innombrables. Celui qui observe les êtres vivants et les plantes se rend compte que l'animal et l'homme entretiennent leur vie grâce à l'inhalation des effluves du monde végétal, c'est-à-dire de cet élément que l'on nomme oxygène. Mais le royaume végétal, lui aussi, tire sa vie de créatures vivantes par l’intermédiaire de la substance appelée carbone. En résumé, tous les êtres sensibles tirent leur vie  des êtres qui croissent hors de terre et ceux-ci, à leur tour, reçoivent la vie des êtres sensibles. Par conséquent, cet échange et cette interaction  se poursuivent de façons ininterrompue. Cette observation illustre bien  le fait que la base de la vie  est l'assistance mutuelle et l'entre-aide générale et que la suspension de cette réciprocité provoquerait aussitôt la destruction et le néant. Plus le monde aspire à la civilisation et plus cette importante question de la coopération est manifeste. Il suffit d'observer le monde pour constater l'influence énorme qu'exerce ce facteur, influence telle que la survie de l'humanité elle-même, en est entièrement dépendante.
     Tiens pour assuré que le secret des Saintes Manifestations de Dieu est l'Amour. Il est la Manifestation du Miséricordieux, la fontaines des eaux spirituelles, la douce lumière céleste et le souffle persistant de l'Esprit-Saint qui vivifie l'âme humaine. Il est la cause de la Révélation faite par Dieu à l'homme, le cordon vital dont dépend, conformément à la Création divine, la réalité des choses. L'Amour est le seul moyen d'obtenir le véritable bonheur dans ce monde et dans l'autre, il est la Lumière qui guide dans les ténèbres, c'est le trait d'union vivant, entre Dieu et l'homme qui assure le progrès de toute âme éclairée.
     C'est la plus grande Loi qui gouverne ce puissant Cycle céleste, le lien initial qui rattache les divers éléments du monde matériel, la force magnétique suprême qui règle le mouvement des sphères à travers les espaces du ciel. Par sa puissance infaillible et illimitée, il explique les mystères latents de l'Univers. C'est l'Esprit de vie qui vient parer le corps de l'humanité, le créateur de vraie civilisation,  et le flot d'impérissable  gloire qui se répand sur toute race et nation animée de sentiments élevés. Quiconque reçoit cette gracieuse Faveur Divine, son nom sera sûrement magnifié et exalté par le céleste Concours, par l'Assemblée des Anges et par les habitants du Royaume d'Abhà. Quant à ceux qui détournent leur cœur de l'Amour Divin - la Révélation du Miséricordieux - ils erreront dangereusement, tomberont dans le désespoir et finalement périront. Il n'y aura pour eux aucun refuge, ils deviendront semblables aux plus viles créatures de la terre et seront un objet de honte et de mépris.
     Ô vous, Bien Aimés du Seigneur, efforcez-vous de manifester l'Amour de Dieu, d'être les lampes de la Direction Divine répandant au milieu des enfants de la terre la lumière de l'Amour et de la concorde.
      Si quelqu'un prétendait que l'unité ne peut pas être réalisée dans le monde parce que les peuples diffèrent profondément dans leurs manières, leurs habitudes, leurs goûts, leurs tempéraments, leurs caractères, leurs pensées, leurs vues, nous leur répondrions qu'il y a deux sortes de différences. L'une est cause de destruction, comme le montre l'esprit de rivalité et de lutte qui anime les nations en conflit ou antagonistes. L'autre n'est qu'un signe de diversité, un symbole secret de la perfection et la révélation des bontés du Très-Glorieux.
     Vois les fleurs d'un jardin, bien que différentes d'espèce, de forme, de couleur et de taille, elles sont cependant rafraîchies par les ondées d'un même printemps, ravivées par les brises du même vent, revigorées par les rayons d'un même soleil et leur diversité ajoute à leur charme et accroît leur beauté. Combien serait morne pour l’œil un jardin où plantes, feuilles, fleurs, branches et arbres seraient calqués sur un même gabarit, et auraient la même couleur.
La diversité des tons, des formes et des dimensions sont la richesse et l'ornement du jardin dont ils rehaussent l'effet. De même lorsque plusieurs modes de pensées, de tempéraments et de caractères sont placés côte à côte sous le pouvoir et l'influence d'un agent unique, la gloire et la beauté de l'humaine perfection se révèlent et deviennent manifestes. Seule la Puissance Céleste du monde divin  qui gouverne et transcende la réalité des choses, a le pouvoir d'harmoniser les divergences des pensées, des sentiments, des idées et des convictions qui règnent chez les enfants des hommes. 
     Dieu ne fait aucune distinction entre les couleurs. Tous sont un dans la couleur et dans la beauté de l’obéissance envers Lui;  la couleur est sans importance, mais, par contre, le cœur est tout. Peu importe l’extérieur si le cœur est pur et blanc au-dedans; Dieu ne regarde pas la couleur et le teint mais les cœurs. Celui dont les vertus et la moralité sont louables est préféré en la présence de Dieu et c'est le plus dévoué au Royaume qui est le mieux aimé.

(A suivre pour la 2e partie du chapitre XIV) 

Pour lire  "Art Divin de vivre sur internet, c'est ici : http://www.bahai-biblio.org/centre-doc/saint/noyau/saint-ARTD.htm

Pour acheter cet ouvrage, c'est ici :  https://www.librairie-bahaie.fr/art-divin-de-vivre-474.html

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Célébration du Bicentenaire de la Naissance du Bab à travers le monde en octobre 2019


































































mercredi 8 janvier 2020

Croire en Dieu plutôt qu'en soi-même


(L'art  divin de vivre p. 14 - 15, 1ère édition/1970 ( propos recueilli au moment du naufrage duTiitanic) Auteur : Abdu'l-Bahà. [1844- 1921] Pour Rappel

Croire en Dieu plutôt qu'en soi-même

   Ces événements (tels la catastrophe du Titanic) ont de profondes raisons, car ils visent à enseigner aux hommes certaines graves leçons. Nous avons tendance à vivre  aujourd'hui  en nous basant sur des circonstances matérielles. Les hommes s'imaginent que la taille et la puissance d'in navire, la perfection de ses machines ou l'adresse de son pilote sont des garants parfaits de leur sécurité. Mais pourtant des sinistres se produisent parfois et cela, afin que les hommes apprennent que Dieu est le vrai et unique Protecteur. Si la volonté de Dieu est de protéger un homme, un tout petit bateau échappera ç la destruction tandis qu'ailleurs, le plus grand et le mieux construit des vaisseaux, sous le commandement du meilleur et du plus adroit capitaine, ne réchappera pas d'un danger comme celui qui se présenta dans l'océan.
     Le but de tout cela, est d'amener les habitante de la terre à se tourner vers Dieu comme vers l'unique Protecteur, afin que les âmes des hommes s'abritent sous Sa sauvegarde en se souvenant qu'en Lui est la vraie sécurité. Ces événements surviennent  pour que la Foi des Hommes s'accroisse et se fortifie, de sorte que, si nous nous sentons tristes et découragés, nous devons supplier Dieu d'attirer nos cœurs  vers son royaume et prier pour ces défuntes victimes avec une foi absolue dans son infinie miséricorde. Ainsi ces âmes, si elles ont été privées de l'existence terrestre, pourront connaître une vie nouvelle dans les demeures suprêmes de leur Père céleste.
     Ces propos ne doivent pas nous laisser supposer que l'homme pourrait jamais se dispenser d'accorder tous ses soins et toute son attention à ce qu'il entreprend. Dieu l'a doué d'une intelligence afin qu'il puisse veiller à sa propre sauvegarde et assurer sa propre protection. Par conséquent, il doit rechercher tous les moyens que l'exercice des sciences peut lui procurer et les mettre en pratique. Il doit se montrer avisé, réfléchi et juste, dans ses projets, construire le meilleur bateau possible, s'assurer la direction du plus habile capitaine, mais après cela, s'en remettre à Dieu et Le tenir pour le seul Gardien.
Pour lire cet ouvrage " l'Art divin de Vivre", sur internet c'est ici : http://www.bahai-biblio.org/centre-doc/saint/noyau/saint-ARTD.htm 

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lundi 26 juin 2017

Les grèves ( comment résoudre l'extrême richesse et l'extrême pauvreté )

Leçon LXXVI   extraite de l'ouvrage "Les Leçons de Saint d'Acre"  recueillies par Laura Clifford Barney et traduites du persan par Hippolyte Dreyfus (p.291 à 295)   Auteur : Abdu'l-Bahà
1 ère édition en 1954 ;  5 e édition corrigée en 1982/Avril  Presse universitaire de France
6 e édition en 2007/Maison d'éditions baha'ies


     Les grèves  ( Il est fort à propos que  tous les gouvernements du monde prennent leur courage à deux mains et s’attellent enfin à l'élimination de l'extrême de richesse et l'extrême de pauvreté. L'instauration d'une société juste est source de paix, de tranquillité et de sécurité pour  tout le genre humain).

     Vous m'avez interrogé sur les grèves. Cette question est, et sera longtemps le sujet de grandes difficultés. Elles tiennent à deux causes. L'une est l'extrême avidité et la rapacité des fabricants et industriels, l'autre les excès, l'avidité et l'intransigeance des ouvriers et travailleurs. Il est donc nécessaire de porter remède à ces deux causes.
     Mais la cause principale de ces difficultés réside dans les lois en usage dans la civilisation actuelle ; car elles conduisent à ce qu'un petit nombre d'individus amassent des fortunes sans pareilles, dépassant leurs besoins, tandis que le plus grand nombre demeure dépourvu, dépouillé, et dans la plus grande misère. Et cela est contraire à la justice, à l'humanité, à l'équité ; c'est le comble de l'iniquité, l'opposé de ce qui cause la satisfaction divine.
      Ce contraste est particulier au monde de l'homme ; chez les autres créatures, c'est à dire chez presque tous les animaux, il existe une sorte de justice et d'égalité. Ainsi l'égalité existe dans un troupeau de moutons d'un berger et dans une bande de cerfs dans la campagne. De même, parmi les oiseaux de la prairie,  de la plaine,de la colline ou du verger ; et dans chaque espèce animale il existe une certaine sorte d'égalité. On ne trouve pas chez eux une pareille différence dans les moyens d'existence ; aussi vivent-ils dans la tranquillité et la joie les plus complètes.   
    Il en est tout autrement de l'espèce humaine qui persiste dans l'erreur la plus grande et dans l'iniquité absolue. Considéré un homme qui a amassé des trésor en colonisant un pays à son profit : il a conquis une fortune immense et s'est assuré des bénéfices et des revenus qui coulent comme un fleuve, tandis que cent mille malheureux, faibles et impuissants, manquent d'une bouchée de pain. Il n'y a là ni égalité ni bienveillance. Aussi, vous voyez que tranquillité et la joie générales sont anéanties, que le bien-être de l'humanité à tel point que pour un grand nombre la vie est devenue stérile. Car la fortune, les honneurs, le commerce, l'industrie sont entre les mains de quelques individus, tandis que les autres sont soumis à toute une série de difficultés et à des trouble illimités ; ils n'ont ni avantages, ni bénéfices, ni bien-être, ni tranquillité.
     Il faut donc instituer un règlement et des lois qui réglementeraient les fortunes excessives de certains particuliers et feraient face aux besoins de millions de pauvres de la masse ; on obtiendrait ainsi une certaine modération. Cependant, l'égalité absolue est toute aussi impossible ; car l'égalité absolue dans les fortunes, les honneurs, le commerce, l'agriculture, l'industrie, aboutirait au désordre, au chaos, à la désorganisation des moyens d'existence, et au désappointement universel ; l'ordre des affaires de la collectivité serait tout à fait détruit. Ainsi, des difficultés surgiront également si l'on impose une égalité injustifiée. Il est donc préférable d'établir la modération au moyen de lois et règlement visant à empêcher que se constituent des fortunes excessives de certains individus, et à protéger les besoins essentiels de la masse; Par exemple, les fabricants et es industriels amassent chaque jour un trésor, et les pauvres travailleurs ne gagnent pas leur subsistance journalière ; cela, c'est le comble de l'iniquité, et aucun homme juste ne l'accepterait.
      Il faut donc établir des lois et des règlements qui permettent au corps des ouvriers de recevoir leur salaire de propriétaire de la fabrique, et qui les associeraient dans le quart ou le cinquième des bénéfices, selon les nécessités de la fabrique ; ou bien que le corps des ouvriers et le fabricant soit associés d'une façon équitable dans les bénéfices et les avantages. En effet, le capital et la direction vienne du propriétaire de la fabrique, l'ouvrage et le travail du corps des ouvriers. Ou bien les ouvriers recevront un salaire qui leur assurera des moyens d'existence convenables, et lorsqu'ils cesseront le travail et seront affaiblis et sans ressources, ils auront des avantages suffisants sur le revenu de l'industrie ; ou bien les salaires seront suffisamment élevés pour que les ouvriers soient satisfaits de la somme reçue  et puissent mettre un peu d'argent de coté pour les jours de manque et d'impuissance.
     Lorsque les choses seront ainsi fixées, le propriétaire de la fabrique ne mettra plus de coté, tous les jours, un trésor qui ne lui sert absolument à rien ( car, si la fortune est disproportionnée, le capitaliste succombe sous un poids formidable et tombe dans les difficultés et les troubles les plus grands ; l'administration d'une fortune excessive est très difficile et épuise les forces naturelles de l'homme).  Pareillement, les ouvriers et travailleurs ne seront plus dans la misère et la gêne les plus grandes et ne seront plus soumis, à la fin de leur vie, aux pires privations.
     Il est donc clair et évident que la répartition de fortune excessive entre les mains d'un petit nombre d'individus, à coté des besoins de la masse, est une iniquité et une injustice. De même, l'égalité absolue serait un obstacle à la vie, au bien-être, à l'ordre et à la tranquillité de l'humanité. Dans ces conditions, la modération est de beaucoup préférable. Elle réside en ceci que les capitalistes soient modérés dans l'acquisition de leurs bénéfices, et qu'ils tiennent compte des besoins des pauvres et des nécessiteux ; c'est-à-dire que les ouvriers et travailleurs reçoivent un salaire journalier fixe et établi, et qu'ils aient aussi une part et une fraction des bénéfices généraux de la fabrique.
     Ce qui convient c'est que, en ce qui concerne les droits communs aux fabricants, aux ouvriers et aux travailleurs, des lois soient établies qui donnent aux fabricants des bénéfices modérés, et qui apportent aux ouvriers les moyens d'existence nécessaires et la sécurité pour l'avenir. Ainsi, lorsqu'ils s'affaibliront, cesseront de travailler, deviendront vieux et impotents, ou laisseront derrière eux des enfants en bas âge, que ce ne soit pas l’excès de pauvreté qui les anéantisse, eux et leurs enfants. Et ce seront les revenus de la fabrique elle-même, auxquels ils ont droit, qui leur fourniront une partie, si petite soit-elle, de leurs moyens d'existence.
     De même, les ouvriers ne doivent plus faire des revendications excessives et se révolter, ni demander au-delà de leurs droits ;  ils ne doivent plus faire des grèves, ils doivent être obéissants et soumis, et ne pas demander des salaires excessifs. Mais les droits réciproques et raisonnables des deux parties associées seront fixés légalement et établis selon des lois justes et désintéressées. Au cas où l'une des deux parties ferait une transgression, les tribunaux feraient condamner le transgresseur et l’exécutif devrait appliquer le verdict : ainsi, l'ordre serait rétabli et les difficultés réglées.
     L'immixtion des tribunaux et du gouvernement dans les difficultés pendantes entre les fabricants et les ouvriers est légale, pour la raison que les affaires courantes  entre les ouvriers et les fabricants ne peuvent être assimilées aux affaires ordinaires entre particuliers ne concernant pas le public, et dont le gouvernement ne doit pas s'occuper. En effet, biens qu'elles paraissent être des affaires personnelles, ces difficultés entre les deux parties sont au détriment du public ; car les affaires commerciales, industrielles, agricoles et les affaires générales du pays, tout cela est intrinsèquement lié. Si l'une souffre d'un vice, le détriment atteint la masse. Ainsi, les difficultés entre ouvriers et fabricants devienne une cause de détriment général.
     Le tribunal et le gouvernement ont donc le droit d'immixtion ; lorsqu'une difficulté entre deux individus présente au sujet de droits particuliers, il faut qu'un tiers règle la question : c'est le rôle du gouvernement. Donc, le problème des grèves qui causent des troubles dans le pays et qui, souvent, tiennent aux vexations excessives des ouvriers, aussi bien qu'à la rapacité des fabricants, comment pourrait-il être négligé ?
      Grand Dieu !  se peut-il qu'un homme qui voit un de ses semblables affamé, nu, dépourvu de tout, puisse se reposer et demeurer à l'aise dans son château luxueux ? Celui qui en rencontre un autre dans la plus grande misère peut-il jouir heureusement de sa fortune ? C'est pour cela que, dans la religion de Dieu, il est prescrit et établi que les hommes fortunés doivent, chaque année, abandonner une certaine part de leur fortune pour l'entretien des pauvres et des malheureux. C'est cela le fondement de la religion de Dieu, et cela engage tout les monde.
     Telle est la signification des bonnes œuvres dans les tablettes et les livres divins.

Les Leçons de Saint-Jean d'Acre ( Les grèves )Abdu'l-Bahà Ch.5/76

Documentation sur la foi Baha'ie

Librairie baha'ie

Processus éducatif pour enfants, jeunes et adultes

Aux frontières de l'Apprentissage : Frontiers of Learning -French subtitled     Dans des villes et des villages du monde entier, des jeunes et des moins jeunes prennent part au processus de construction communautaire basé sur les concepts enchâssés dans les écrits baha'is. Ce film réalisé en 2013,  relate les  perspectives et les expériences d'enfants, de pré-jeunes, de jeunes et d'adultes - en Colombie, au Canada,  en République Démocratique du Congo et en Inde - dont les efforts pour construire des communautés vibrantes se situent aux frontières de l'apprentissage.









 

vendredi 20 novembre 2015

Le Jour de Dieu, Le Jour du Jugement, La Grande Résurrection : Explication

Le Jour de Dieu

     Le mot Jour figurant dans les expressions telles que Jour de Dieu et Dernier Jour doit être pris au sens de dispensation. Chacun des grands fondateurs de religion marque son jour. Chacun est comme un soleil. Les enseignements divins, d'abord comme une aurore, illuminent graduellement les esprits et les cœurs humains jusqu'à ce que la vérité qu'ils contiennent atteigne le zénith de son influence. puis, ces enseignements s'obscurcissent peu à peu; ils sont dénaturés et corrompus, et l'obscurité envahit la terre jusqu'à ce que le soleil d'un jour nouveau se lève. Le jour de la suprême manifestation de Dieu, est le dernier jour, parce que c'est un jour qui ne finira jamais et ne sera pas remplacé par la nuit. Le soleil de ce jour ne se couchera jamais, il illuminera  les âmes des hommes, tant dans ce monde que dans l'autre. En réalité, aucun des soleils spirituels ne se couche jamais. Les soleils comme Moïse, Le Christ, Muhammad et tous les autres prophètes brillent encore au ciel de la même splendeur. Mais les nuages nés de la terre ont caché leur rayonnement aux peuples du monde. Le suprême soleil, Bahà'ù'llàh, dissipera finalement ces sombres nuages afin que les adeptes de toutes les religions se réjouissent dans la lumière de Dieu reflétée par tous les prophètes et que, d'un commun accord, ils adorent le Dieu unique.

Le Jour du Jugement

     Dans ses paraboles, le Christ fait souvent allusion au grand Jour du Jugement où le Fils de l'Homme viendra dans la Gloire de son Père ... et ... rendra à chacun selon ses œuvres ( Math.XVI, 27.) Il compare ce jour au temps de la moisson où l'ivraie est brûlée et le blé rentré dans les granges :
   ... ainsi en sera-t-il à la fin du monde  (consommation d'un âge). Le Fils de l'Homme enverra ses anges qui arracheront de son royaume tous les scandales et ceux qui commettent l'iniquité; et ils les jetteront dans la fournaise ardente où il y aura des pleurs et des grincements de dents. Alors les justes resplendiront comme le soleil dans le royaume de leur Père. (Math. XIII, 40-43.)
  L'expression  fin du monde employé dans ce verset autorisé de la Bible et en d'autres passages analogues, a fait supposer à bien des gens qu'au jour du Jugement la terre subitement détruite, ce qui est évidemment une erreur. La traduction la plus conforme de l'expression semble être la consommation ou la fin d'un âge. Le Christ enseigne que le royaume du Père comme au ciel. Il nous apprend à prier : Que ton règne arrive, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Dans la parabole de la vigne, quand le Père, le Seigneur de la vigne vient punir les mauvais intendants, Il ne détruit pas vignoble (le monde) à ce moment, mais Il le confie à d'autres intendants qui Lui en remettront les fruits parvenus à leur maturité. Le terre ne sera pas détruite mais renouvelée et régénérée. Par ailleurs, le Christ parle de ce jour comme de la régénération, quand le Fils de l'Homme s’assoira sur le Trône de sa gloire. Saint Pierre en parle comme du temps du renouvellement, du temps de la restitution de toutes choses dont Dieu a parlé par la bouche de tous ses saints prophètes, depuis le commencement du monde. Le jour du Jugement dont parle le Christ concorde de toute évidence avec la venue du Seigneur des armées, du Père,  qui a été prédite par Isaïe et par les autres prophètes de l'Ancien Testament; c'est une période de châtiment effroyable pour les méchants, mais où la justice sera établie et où l'équité prévaudra sur la terre comme au ciel.
   Selon l'interprétation baha'ie, la venue de chaque manifestation de Dieu est un jour du Jugement, mais l'apparition de la suprême manifestation de Bahà'ù'llàh est le grand jour du Jugement pour le cycle mondial dans lequel nous vivons.  L'appel des trompettes que le Christ, Muhammad et bien d'autres prophètes et bien d'autres annoncent, c'est l'appel de la Manifestation qui retentit  pour tous ceux qui sont dans les cieux et sur la terre - les vivants et les morts. La rencontre de Dieu à travers sa Manifestation est, pour ceux qui le cherchent, la porte ouverte sur ce paradis : connaître et aimer Dieu et vivre en harmonie avec toutes ses créatures. D'autre part, ceux qui préfèrent leur propre voie à celle de Dieu, révélée par la Manifestation, se condamnent eux-même à l'enfer de l'égoïsme, de l'erreur et de la haine.

La grande résurrection

     Le jour du Jugement est aussi le jour de la résurrection, du réveil des morts, Saint Paul, dans la première épître aux Corinthiens, dit :
   Voici, je vous révèle un mystère; nous ne mourrons pas tous, mais tous nous serons changés, en un instant, en un clin d’œil, à la dernière trompette : car la trompette sonnera et les morts ressusciteront incorruptibles, et nous, nous serons transformés. Car il faut que ce corps corruptible revête l'incorruptibilité et que ce corps mortel revête l'immortalité  (Corinthiens XI, 51 à 53)
 Quand au sens de ces passages concernant le réveil des morts, Bahà'ù'llàh écrit dans le Kitàb-iIqân :
   Les termes de "vie" et de "mort" trouvés dans les Écritures se rapportent à la vie de la foi et à la mort de l'incrédulité. La majorité des gens, n'ayant pas compris le sens de ces paroles a rejeté la Manifestation, s'est privée de la lumière de sa manifestation divine et a refusé de suivre l'exemple de cette immortelle Beauté...
   Comme Jésus l'a dit : " Il faut que vous naissiez de nouveau ". Et ailleurs : " Celui qui n'est pas né de l'eau et de l'esprit n'entrera pas dans le  royaume de Dieu, car ce qui est de la chair est chair  "et ce qui est né de l'esprit est esprit." (Jean III, 5-6)  Voici la signification de ces paroles : Quiconque en chaque dispensation, est né de l'esprit et est vivifié par le souffle de la manifestation de sainteté est, en vérité, parmi ceux qui reçoivent la "vie" et la " résurrection" et qui entrent au "paradis" de l'amour de Dieu. Quiconque n'est pas parmi ceux-là se condamne à la "mort", à la "privation", au "feu" de la l'incrédulité et à la "colère de Dieu".
     Dans les âges et les siècles écoulés, le but des prophètes divins et de leurs élus a toujours été de confirmer que le termes "vie", "résurrection" et "jugement" ont une signification spirituelle... Si vous buviez une seule goutte de l'eau cristalline de la connaissance divine, vous comprendriez promptement que la vraie vie n'est pas la vie du corps mais la vie de l'esprit. Car la vie du corps est commune aux animaux et aux hommes, tandis que la vie de l'esprit est l'apanage de ceux qui, seuls, ont le cœur pur, qui se sont désaltérés à l'océan de la foi et qui ont cueilli le fruit de la certitude. Cette vie n'est pas suivi par la mort, cette existence est couronnée par l'immortalité. Car il est dit : "Si par vie on entend cette vie terrestre,il est évident que la mort y mettra un terme.  Le Livre de la Certitude pp.55, 57 et 58.)
     D'après les enseignements baha'is, la résurrection n'a rien à avoir avec le grossier corps physique. Ce corps une fois mort, est abandonné. Il se décompose et ses atomes ne regrouperont jamais pour former le même corps.
 La résurrection est la naissance de l'homme à la vie spirituelle; c'est une grâce du Saint Esprit que la manifestation de dieu porte en elle. La tombe d'où il se lève est celle de l'ignorance et de la négligence envers Dieu. Le sommeil dont il s'éveille est l'engourdissement spirituel dans lequel beaucoup attendent l'aube du jour de Dieu.Cette aube illumine tous ceux qui ont vécu sur terre, qu’ils soient encore incarnés ou non, mais les êtres spirituellement aveugles ne peuvent pas la percevoir. Le jour de la résurrection n'est pas un jour de vingt -quatre heures; c'est une ère déjà commencée, et qui durera aussi longtemps que le cycle mondial actuel. Il persistera alors que les traces de la civilisation actuelle seront effacées de la surface de la terre.

Extraits du Livre " Bahà'u'llah et l’Ère Nouvelle" de John Ebenezer Esslemont. Il naît en Ecosse en 1874. Après de brillante études de médecine, il obtient le premier prix de la Recherche, le "Philips Research ScholarShip", et continue ensuite ses travaux à Berne et à Strasbourg. Sa rencontre avec la foi baha'ie lui ouvre un nouveau champ d'investigation qu'il explore avec la même rigueur scientifique que celle qui caractérise sa carrière professionnelle. "Bahà'u'llàh et l’ère Nouvelle "constitue le fruit de cette étude. Ce livre a été publié en plus soixante langues, dont une version en alphabet Braille anglais.

Le choix de ces extraits a été inspiré  par l'écoute des différentes interventions captées sur les ondes/média après les attentats de Paris/Saint Denis.  Leurs réflexions ont motivé cette contribution; un partage de ce qui me semble utile en ce moment précis, d'interrogation, d'aspiration  collective à  une orientation   désirable qui se fait de plus en plus sentir.


Actualités : Des parlementaires français accueillent au Palais du Luxembourg un colloque sur la défense des bahá’ís en Iran

Les bahá’ís sont confrontés à une nouvelle vague d’arrestations en Iran

Pour plus d'info : 
Site Officiel des baha'is de France
La communauté baha'ie et son action
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mercredi 16 janvier 2013

ONU, France, Mali : pour une communauté mondiale confiante et prospère.

         L'entrée en guerre de la France  au Mali, répondant à la demande d'aide de ce pays ami afin de   libérer  une partie de son territoire occupée par des terroristes ; l'annonce de l'échec  de l'opération de  libération d'un otage,  la mort d'un lieutenant, les centaines de térroristes tués... et ce n'est que le commencement, voilà une situation qui suscite des intérrogations et  un sentiment de malaise. Cette opération  prévue depuis le vingt décembre via le Conseil de Sécurité de l'ONU et les pays africains,  est intervenue plus tôt pour éviter le basculement  de l'état malien vers un état terroriste.
Les attentats et le terrorisme sont un crime contre l'humanité.
         Comment en est-on arrivé là ?
Ce questionnement  m'ammène à rédiger ce message pour se rappeler et partager quelques paroles d'Abdu'l-Bahà,  fils de Bahà'ù'llàh, le fondateur de la Foi Baha'ie. Voici entre autres, ce qu'il préconise,  à propos de l'enseignement de son père pour obtenir une paix durable dans le monde ; comment par l'éducation à la prise de conscience de l'unité de l'humanité dans toute sa diversité, il est possible de créer une communauté de destin. C'était il y a  cent ans*...  Comme vous pouvez le constater, ses paroles d'une actualité bouleversante, invitent chaque citoyen à s'améliorer en amitié, solidarité, partage et responsabilité. Car ce sont les citoyens éduqués, responsables et leurs   associations diverses unies, au travers de leur représentants politiques,   qui peuvent faire évoluer le droit international vers un droit commun mondial, vers une justice mondiale, afin que naisse une communauté mondiale confiante et prospère.

 

         Abdul'bahà :  "Le premier enseignement est la recherche personnelle et indépendante de la vérité, car l'imitation aveugle entrave le développement spirituel. Lorsque chaque âme fera sa  propre recherche sur la vérité, alors la société sera délivrée de l'obscurantisme consistant à répéter éternellement le passé.

            Son deuxième principe est l'unité de l'humanité: tous les hommes sont les brebis de Dieu et Dieu est leur beger aimant, qui prend tendrement soin de tous sans favoriser tel ou tel autre. "Tu ne peux distinguer aucune différence dans la création du Dieu de miséricorde"(1); ils sont tous ses serviteurs, et tous implorent sa grâce.
         Son troisième enseignement est que la religion est une puissante forteresse, mais qu'elle doit engendrer l'amour, et non la malveillance et la haine. Si elle devait conduire à la méchanceté, au mépris et la haine, alors elle serait sans valeur aucune. Car la religion est un remède et, si le remède provoque la maladie, alors il faut en abandonner l'usage. Quant aux préventions d'ordre religieux, racial, national, et politique, tous ces préjugés s'attaquent aux racines mêmes de la vie humaine, ils engendrent tous des effusions de sang et la perdition du monde. Aussi longtemps que survivront de tels préjugés, il y aura de guerres continuelles et effroyables.
            Pour remèdier à cet état de choses, il faut instaurer la paix universelle. Pour y parvenir, devra être institué un tribunal suprême, représentant tous les gouvernements et de tous les peuples; les problèmes -tant nationaux, qu'internatinaux- devront lui être soumis, et tous devront appliquer les decrets de ce tribunal. Si un gouvernement ou un peuple quelconque ne s'y conformait pas, alors le monde tout entier se dresserait contre ce gouvernement ou ce peuple.
            Un autre enseignement de Bahà'ù'llàh est l'égalité entre les hommes et les femmes et leur égale participation à tous les droits. Et il existe de nombreux principes analogues. Il est évident que ces enseignements constituent la vie et l'âme même du monde.
            Vous qui êtes serviteurs de la races humaine, éfforcez-vous de tout votre coeur, de délivrer l'humanité de cette obscurité et de ces préjugés qui font partie de la condition humaine et du monde matériel, afin que l'humanité puisse frayer son chemin vers la lumière du monde de Dieu.
            Vous êtes, Dieu soit loué, familiarisés avec les divers principes, institutions et lois du monde. Or, aujourd'hui, seuls ces divins enseignements peuvent assurer à l'humanité paix et sérénité. Sans ces enseignements, jamais cette obscurité ne disparaîtra, jamais ces maladies chroniques ne seront guéries. Bien au contraire, elles deviendront de jour en jour plus menaçantes. Les nations balkaniques demeureront insatisfaites.(2) Leur agitation se développera. Les puissances vaincues continueront à s'agiter. Elles auront recours à toute mesure susceptible de rallimer la flamme de la guerre....
Efforcez-vous par conséquent, avec des esprits et des coeurs illuminés, avec une force du ciel, de devenir un bienfait de Dieu pour l'homme et pour faire naître, pour toute l'humanité, le bien-être et la paix. "

"Selection  des Ecrits d'Abdu'l-Bahà" p. 246 et 247

* Sacramento, Californie,  26 octobre 1912
1. Qur'an 67:3 (traduction anglaise de Rodwell)
2. Cette mise en garde  s'est réalisée malheureusement : les deux dernières guerres mondiales ont débuté dans les Balkans.
Important : Le contenu de ce blog n'engage que moi seule et non la Communauté Baha'ie