jeudi 23 mai 2013

Aujourd'hui, 23 mai, est la 170ème année de l'ère baha'ie
par la déclaration du Bàb le 23 mai 1844.
Rendez-vous avec l'Histoire. La voici ci-dessous.


Le Bàb : précurseur de la Foi

En vérité, l’oppresseur a tué le Bien-Aimé des mondes, afin d'éteindre ensuite la lumière de Dieu parmi ses créatures et de détourner l'humanité du courant de vie céleste en ces jours réservés au Seigneur, le Clément, le Généreux.
         Bahà'u'llàh


Le berceau de la nouvelle révélation

    La Perse, berceau de la révélation baha'ie, a occupé une place unique dans l'histoire du monde. Dans ses premiers jours de grandeur, elle fut une véritable reine parmi les nations, sans rivale du point de vue de la civilisation, de la puissance et de la splendeur. Elle a donné au monde de grands rois et de grands hommes d'Etat, des prophètes, des poètes, des philosophes et es artistes. Zoroastre, Cyrus et Darius, Hàfiz et Firdawsi, Sa'di et Omar hayyàm ne sont que quelques-uns de ses célèbres fils. Elle eut des artisans inégalables; ses lames d'acier, ses poteries, ses tapis sont restés fameux et inimitables dans le monde entier. Dans le Proche et le Moyen Orient, elle a laissé partout des traces de sa grandeur passée.
     Mais au dix-huitième et dix-neuvième siècles, la Perse tomba dans la plus déplorable décadence. Sa gloire ancienne semblait irrémédiablement perdue. Le gouvernement était corrompu et semblait en proie à des difficultés financières insurmontables; certains des dirigeants étaient des êtres faibles, d'autres des monstres de cruauté. Les prêtres y étaient bigots et intolérants, le peuple, ignorants et superstitieux. La majorité appartenait à la secte musulmane shi'ihs, mais il y avait aussi un grand nombre de zoroastriens, de juifs et de chrétiens et diverses sectes antagonistes. 
     Tous se targuaient de suivre les maîtres sublimes qui les avait exhortés à adorer le Dieu unique et à suivre dans l'amour et l'unité, et cependant ils se fuyaient, se détestaient et se méprisaient les uns les autres, chaque secte considérant les autres comme impures, chacun traitant les autres de chiens ou de païens. La malédiction et l'exécration régnaient partout. Il était dangereux pour un juif ou un zoroastrien de sortir par temps de pluie car, si ses vêtements mouillés frôlaient seulement un musulman, celui-ci se prétendait souillé et pouvait lui prendre la vie pour cette offense. 
     Si un musulman recevait de l'argent d'un juif, d'un zoroastrien ou d'un chrétien, il devait le laver avant de le mettre en poche. Si un juif surprenait son fils donnant un verre d'eau à un pauvre mendiant musulman, il arrachait le verre des mains de l'enfant, car les malédictions plutôt que la bonté devait être le lot des infidèles. les musulmans eu-mêmes étaient divisés en sectes innombrables qui luttaient âprement et férocement les uns contre les autres. Les zoroastriens ne joignaient guère leur voix à ces récriminations mutuelles, mais ils vivaient en communautés séparées, refusant de s'associer à leurs compatriotes d'autres confessions.
     Les affaires sociales tout comme les affaires religieuses se trouvaient dans un état de décadence désespérante. L'éducation était négligée. On considérait la science et l'art d'occident comme impurs et contraire à la religion. La justice était corrompue. Pillages et vols étaient courants. Les routes étaient mauvaises et peu sûres. L'hygiène était  négligée d'une façon révoltante.
     Néanmoins, malgré tout cela, la lumière de la vie spirituelle n'était pas éteinte en Perse. Ici et là, au milieu de la frivolité et de la superstition, quelques âmes saintes et plus d'un coeur se languissaient de Dieu, comme le coeur d'Anna et de Siméon avant la venue du Christ. Beaucoup attendaient la venue du messager promis par Dieu et croyaient que le temps de son avènement était imminent. Telle apparaissait la situation en Perse quan le Bàb, le héraut de l'ère nouvelle, bouleversa le pays par son message.

Les premières années du Bàb

    Mirzà Ali Muhammad, qui prit par la suite le titre de Bàb (la Porte), naquit à Shiràz dans le sud de la Perse le 20 octobre 1819.
     Il était siyyid, c'est-à-dire descendant du prophète Mahomet. Son père, marchand notable, mourut peu après sa naissance et l'enfant fut confié à la garde de son oncle maternel, commerçant de Shiràz qui l'éleva.
Dans son enfance, il il apprit à lire et reçut l'éducation élémentaire traditionnelle dans son milieu. A l'âge de quinze ans, il entra dans le commerce, d'abord auprès de son tuteur, puis auprès d'un autre oncle qui vivait à Bushihr, port du golfe persique.
     Dans son adolescence, il était renommé pour sa grande beauté, le charme des ses manières, sa piété exceptionnelle et sa grande noblesse de caractère. Il observait rigoureusement les prières, le jeûne et les autres commandements de la religion musulmane; il n’obéissait pas seulement à la lettre mais à l'esprit des enseignements du Prophète. Il se maria vers l'âge de vingt-deux ans. De ce mariage naquit un fils qui mourut très jeune, dans la première année du ministère du Bàb.

La déclaration du Bàb
     Quand il atteignit sa vingt-cinquième année, répondant à un ordre divin, il déclara qu'il était choisi par Dieu, le Très Haut, et élevé au rang de Bàb.
     Dans A traveller's Narrative de E.G.Browne, nous lisons :
Il voulait exprimer par ce terme "Bàb" qu'il était la "Porte", la voie d’accès à un grand être  caché derrière le voile de gloire, possesseur de perfections innombrables et sans limites, auquel des liens d'amour le rattachaient et dont la volonté l'animait.
     En ce temps-là, la croyance en l'apparition imminente d'un messager divin était surtout répandue dans la secte des shaykhis, et ce fut à un maître distingué de cette secte Mollah Hussein Bushru'i que le Bàb annonça en premier lieu sa mission. La date exacte de cette déclaration est donnée dans le Bayàn, un des écrits du Bàb : deux heures 15 minutes après le coucher du soleil du cinquième jour du mois de jamàduyu'l-avval, en l'an 1260 de l'hégire (23 mai 1844). Abdu'l-Bahà naquit au cours de cette même nuit, mais on ne sait pas exactement à quelle heure. Après quelques jours d'études et d'anxieuses recherches, Mollah Hussein fut fermement convaincu que le messager longtemps attendu par les shi'ihs était apparu. L'ardent enthousiasme que cette découverte souleva en lui fut bientôt partagé par plusieurs de ses amis. Peu de temps après, la majeure partie des shaykhis acceptèrent le Bàb. Ils prirent le nom de Bàbis. Aussitôt la renommée du jeune prophète grandit et se répandit comme un éclair à travers tout le pays.

La persécution s'accentue

      A la suite des déclarations du Bàb et de l’inquiétante rapidité avec laquelle les gens de toutes classes, riches et pauvres, érudits et ignorants, répondaient ardemment à ses enseignements, les tentatives d'extermination devinrent de plus en plus implacables. On pilla et détruisit les maisons, on emmena les femmes. A Téhéran, à Fàrs, à Màzindaràn et ailleurs, d’innombrables croyants furent mis à mort. Beaucoup furent décapités, pendus, projetés par la gueule d'un canon, brûlés ou coupés en morceaux.
      Cependant, en dépit de toute répression, le mouvement progressait. Bien plus, par cette oppression, la foi des croyants se raffermissait et, en conséquence, maintes prophéties se rapportant à la venue du Mihdi furent littéralement accomplies. Notamment une tradition, rapportée par Jàbir et que les shi'ihs considèrent comme authentique, dit que : 
      En lui se manifesteront les perfections de Moïse, l'inestimable valeur de Jésus et la patience de Job; les êtres saints de son temps seront humiliés et leurs têtes seront échangés comme des présents, ainsi que le furent les turcs et les Daylamites qui connurent le même sort; ils seront tués et brûlés, ils seront dans l'épouvante, la terreur, la consternation; la terre sera rougie de leur sang et leurs femmes entreront en lamentations; ceux-là seront mes élus en vérité. (Bahà'ù'llàh, Le Livre de la certitude, p.117.)

Le martyre du Bàb

      Le 9 juillet 1850, le Bàb, alors dans sa trente et unième année, fut lui-même victime de la fureur fanatique de ses persécuteurs. Accompagné d'un jeune disciple dévoué nommé Aqà Muhammad-Ali, qui avait supplié ardemment qu'on lui permît de partager le martyre de son maître, il fut emmené dans la vieille cours des casernes de Tabriz. Environ deux heures avant midi, tous deux furent suspendus par des cordes passés sous les bras, de sorte que la tête de Muhammad-Ali reposât sur la poitrine de son maître bien-aimé. Un régiment de soldats arméniens fut mis en ligne et reçut l'ordre de tirer. Mais aussitôt après la salve, lorsque la fumée se dissipa, on retrouva le Bàb et son compagnon toujours en vie*. Les balles n'avaient fait que couper les cordes par lesquelles ils étaient suspendus, de sorte qu'ils étaient tombés sans se blesser. Le Bàb se rendit dans une salle proche de là. On l'y retrouva en conversation avec un de ses amis. Vers midi, ils furent suspendus pour la deuxième fois. Les arméniens, ayant constaté le résultat miraculeux, malgré leur décharge, refusèrent de tirer de nouveau, de sorte qu'on dut amener un autre régiment sur les lieux; il fit feu dés qu'il en reçut l'ordre. Cette fois, la salve fit son oeuvre.Les deux victimes furent criblés de balles et horriblement mutilés; cependant, les visages étaient restés presque intacts.

* Pendant qu'on les traînait, le Bàb avait affirmé que " nulle puissance humaine ne pourrait l'empêcher de terminer sa mission".



Cinquième anniversaire de l'arrestations des dirigeants baha'is iraniens  : c'est cinq années de trop. 
 "Aujourd'hui, les Baha'is d'Iran sont confrontés à une discrimination généralisée et enracinées " dit le Comité ONU


samedi 16 mars 2013

Les rouages d'un Système Monétaire profondément injuste

Combien de pourcentage de population trouve ce système monétaire injuste ?

Regardez cette Vidéo intitulé : ZEITGEIST : ADDENDUN et vous serez édifié sur le pourcentage de  population apte à juger ce système injuste et criminel. 

Et vous en conviendrez qu'il est grand temps de changer de système monétaire.  D'opter pour une monnaie unique universelle, d'interpeller  nos politiques élus afin qu'ils mettent en place, une économie mondiale basée sur  la justice et l'équité.
Oui, nous sommes capables de reconstruire nos cultures et nos valeurs.

mercredi 16 janvier 2013

ONU, France, Mali : pour une communauté mondiale confiante et prospère.

         L'entrée en guerre de la France  au Mali, répondant à la demande d'aide de ce pays ami afin de   libérer  une partie de son territoire occupée par des terroristes ; l'annonce de l'échec  de l'opération de  libération d'un otage,  la mort d'un lieutenant, les centaines de térroristes tués... et ce n'est que le commencement, voilà une situation qui suscite des intérrogations et  un sentiment de malaise. Cette opération  prévue depuis le vingt décembre via le Conseil de Sécurité de l'ONU et les pays africains,  est intervenue plus tôt pour éviter le basculement  de l'état malien vers un état terroriste.
Les attentats et le terrorisme sont un crime contre l'humanité.
         Comment en est-on arrivé là ?
Ce questionnement  m'ammène à rédiger ce message pour se rappeler et partager quelques paroles d'Abdu'l-Bahà,  fils de Bahà'ù'llàh, le fondateur de la Foi Baha'ie. Voici entre autres, ce qu'il préconise,  à propos de l'enseignement de son père pour obtenir une paix durable dans le monde ; comment par l'éducation à la prise de conscience de l'unité de l'humanité dans toute sa diversité, il est possible de créer une communauté de destin. C'était il y a  cent ans*...  Comme vous pouvez le constater, ses paroles d'une actualité bouleversante, invitent chaque citoyen à s'améliorer en amitié, solidarité, partage et responsabilité. Car ce sont les citoyens éduqués, responsables et leurs   associations diverses unies, au travers de leur représentants politiques,   qui peuvent faire évoluer le droit international vers un droit commun mondial, vers une justice mondiale, afin que naisse une communauté mondiale confiante et prospère.

 

         Abdul'bahà :  "Le premier enseignement est la recherche personnelle et indépendante de la vérité, car l'imitation aveugle entrave le développement spirituel. Lorsque chaque âme fera sa  propre recherche sur la vérité, alors la société sera délivrée de l'obscurantisme consistant à répéter éternellement le passé.

            Son deuxième principe est l'unité de l'humanité: tous les hommes sont les brebis de Dieu et Dieu est leur beger aimant, qui prend tendrement soin de tous sans favoriser tel ou tel autre. "Tu ne peux distinguer aucune différence dans la création du Dieu de miséricorde"(1); ils sont tous ses serviteurs, et tous implorent sa grâce.
         Son troisième enseignement est que la religion est une puissante forteresse, mais qu'elle doit engendrer l'amour, et non la malveillance et la haine. Si elle devait conduire à la méchanceté, au mépris et la haine, alors elle serait sans valeur aucune. Car la religion est un remède et, si le remède provoque la maladie, alors il faut en abandonner l'usage. Quant aux préventions d'ordre religieux, racial, national, et politique, tous ces préjugés s'attaquent aux racines mêmes de la vie humaine, ils engendrent tous des effusions de sang et la perdition du monde. Aussi longtemps que survivront de tels préjugés, il y aura de guerres continuelles et effroyables.
            Pour remèdier à cet état de choses, il faut instaurer la paix universelle. Pour y parvenir, devra être institué un tribunal suprême, représentant tous les gouvernements et de tous les peuples; les problèmes -tant nationaux, qu'internatinaux- devront lui être soumis, et tous devront appliquer les decrets de ce tribunal. Si un gouvernement ou un peuple quelconque ne s'y conformait pas, alors le monde tout entier se dresserait contre ce gouvernement ou ce peuple.
            Un autre enseignement de Bahà'ù'llàh est l'égalité entre les hommes et les femmes et leur égale participation à tous les droits. Et il existe de nombreux principes analogues. Il est évident que ces enseignements constituent la vie et l'âme même du monde.
            Vous qui êtes serviteurs de la races humaine, éfforcez-vous de tout votre coeur, de délivrer l'humanité de cette obscurité et de ces préjugés qui font partie de la condition humaine et du monde matériel, afin que l'humanité puisse frayer son chemin vers la lumière du monde de Dieu.
            Vous êtes, Dieu soit loué, familiarisés avec les divers principes, institutions et lois du monde. Or, aujourd'hui, seuls ces divins enseignements peuvent assurer à l'humanité paix et sérénité. Sans ces enseignements, jamais cette obscurité ne disparaîtra, jamais ces maladies chroniques ne seront guéries. Bien au contraire, elles deviendront de jour en jour plus menaçantes. Les nations balkaniques demeureront insatisfaites.(2) Leur agitation se développera. Les puissances vaincues continueront à s'agiter. Elles auront recours à toute mesure susceptible de rallimer la flamme de la guerre....
Efforcez-vous par conséquent, avec des esprits et des coeurs illuminés, avec une force du ciel, de devenir un bienfait de Dieu pour l'homme et pour faire naître, pour toute l'humanité, le bien-être et la paix. "

"Selection  des Ecrits d'Abdu'l-Bahà" p. 246 et 247

* Sacramento, Californie,  26 octobre 1912
1. Qur'an 67:3 (traduction anglaise de Rodwell)
2. Cette mise en garde  s'est réalisée malheureusement : les deux dernières guerres mondiales ont débuté dans les Balkans.
Important : Le contenu de ce blog n'engage que moi seule et non la Communauté Baha'ie







 

mercredi 23 mai 2012

Prophéties accomplies par la révélation baha'ie

(suite, Les prophéties accomplies)


    " Pour ce qui est du très Grand Nom (Bahà'u'llàh), c'est lui que Dieu a promis dans tous les livres et toutes les écritures tels que la Bible, les Évangiles et le Coran."
                                          Abdu'l-Bahà


L'interprétation des prophéties
      
      Chacun sait combien l'interprétation des prophéties est difficile et l'opinion des savants ne sont jamais aussi divisées que sur ce sujet. Cela n'a rien de surprenant car, de l'autorité même des écritures révélées, un grand nombre de prophéties furent données sous une forme telle qu'elles ne pouvaient être complètement comprises avant leur accomplissement et, même alors, seuls pouvaient comprendre les êtres doués d'un coeur pur  et exempts de préjugés. C'est ainsi qu'à la fin des visions de Daniel, il est dit au prophète : 
      Et toi, Daniel, tiens secrètes ces paroles et scelle le livre jusqu'au temps de la fin. Plusieurs alors le liront et la connaissance augmentera... j'entendis mais je ne compris pas et je dis : " Ô mon Seigneur, quelle sera l'issue de ces choses ?" Il répondit : "Va, Daniel, car ces paroles seront tenues secrètes et scellées jusqu'au temps de la fin." (Daniel, XII, 4-10)
       Si Dieu a scellé les prophéties jusqu'à une époque déterminée et s'Il n'a pas dévoilé complètement leur interprétation aux prophètes eux-mêmes qui les révélaient, nous pouvons nous attendre à ce que nul, sauf le messager désigné par Lui, ne puisse briser les scellés ni en divulguer le sens caché dans l'écrin des paraboles prophétiques. L'histoire des prophéties et des interprétations erronées, au cours des âges et des dispensations précédentes, ainsi que la mise en garde solennelle des prophètes eux-mêmes devraient inciter à la prudence avant d'accepter les spéculations des théologiens sur le sens réel des paroles sacrées et sur le mode d'accomplissement. D'autre part, lorsqu'un personnage apparaît et prétend accomplir ces prophéties, il est important d'examiner ses revendications avec un esprit ouvert et sans préjugés. Si c'est un imposteur, la fraude sera bientôt découverte il n'en résultera aucun dommage, mais malheur à ceux qui, inconsidérément, se détournent du messager de Dieu parce qu'il vient sous une forme et à une époque imprévue.
      La vie et les paroles de Bahà'u'llàh atteste qu'il est le Promis annoncé dans tous les livres saints, celui qui détient le pouvoir de briser les scellés des prophéties et de verser le précieux vin cacheté des mystères divins. Hâtons-nous donc d'entendre ses explications puis, à leur lumière, d'examiner à nouveau les paroles, familières mais souvent mystérieuses, des prophètes de jadis.


La venue du Seigneur 


      La venue du Seigneur des armées aux derniers jours est ce lointain évènement divin attendu par tous les prophètes et glorifié de leurs champs les plus magnifiques. Mais que signifie cette venue du Seigneur ? Certes, Dieu est en tout temps avec ses créatures, en tout, à travers tout, au-dessus de tout : Il est plus proche de nous que le souffle, plus près que nos pieds et nos mains. Oui, mais les homme ne peuvent pas voir ou entendre Dieu immanent et transcendent, ni sentir sa présence, à moins qu'il ne se révèle Lui-même sous une forme visible et ne leur parle un langage humain. Pour révéler ses attributs plus élevés, Dieu s'est toujours servi d'un instrument humain. Chacun de prophètes fut un médiateur par lequel Dieu visita son peuple et lui parla. Jésus fut un médiateur pour les chrétiens qui ont, avec raison, considéré son apparition comme la visite de Dieu.
 En lui, ils virent la face e Dieu et, par ses lèvres, ils entendirent la voix de Dieu, et par ses lèvres, ils entendirent la voix de Dieu. Bahà'u'llàh nous dit que la venue du Seigneur des armées, du Père éternel, du Créateur et Rédempteur du monde, venue qui, selon tous les prophètes,  doit se produire au temps de la fin, n'a d'autre signification, que sa manifestation dans un temple humain comme il s'est manifesté dans le temple humain de Jésus de Nazareth, mais en une révélation plus complète et plus glorieuse cette fois,pour laquelle Jésus et tous les prophètes précédents sont venus les coeurs et les esprits des hommes.


Prophéties au sujet du Christ
      
      Faute de comprendre les prophéties se rapportant au Messie, les juifs rejetèrent le Christ. Abdu'l-Bahà dit : 
      Les juif attendent toujours la venue du Messie et prient nuit et jour pour hâter son avènement. Quand Jésus vint, ils le renièrent et le mirent à mort disant : " Celui-ci n'est pas celui que nous attendons. Sachez que lorsque le Messie viendra, des signes et des merveilles attesteront que, en vérité, Il est le Christ. Le Messie surgira d'une cité inconnue. Il s'assoira sur le trône de David et sachez qu'il viendra muni d'une épée d'acier et qu'il régnera avec un sceptre de fer.  Il fera la conquête de l'Orient et de l'Occident et il glorifiera son peuple élu, le peuple juif. Il apportera un règne de paix pendant lequel les animaux eux-mêmes cesseront d'être hostiles à l'homme. Car sachez que le loup et l'agneau boiront à la même source... et que toutes les créatures de Dieu seront en repos ...
      Ainsi pensèrent et parlèrent les juifs, car ils comprenaient pas les écritures ni les glorieuses vérités qu'elles recèlent. Ils connaissaient la lettre par coeur, mais de l'esprit vivifiant, ils ne comprenaient pas le moindre mot.
      Prêtez l'oreille et je vous montrerai le sens de tout cela : bien que le Christ vint de Nazareth, ville connue, il vint aussi du ciel. Son corps naquit de Marie, mais son esprit vint du ciel. l'épée qu'il portait était l'épée de sa langue avec laquelle il sépara le bien du mal, le vrai du faux,  le fidèle de l'infidèle et la lumière des ténèbres. Sa parole était en vérité une épée acérée ! Le trône sur lequel il s'assit est le trône éternel d'où il le Christ règne à jamais, trône céleste et non terrestre, car les choses de la terre passent mais les choses du ciel ne passent point. Il interpréta de nouveau et compléta les lois de Moïse et accomplit la loi des prophètes. Son verbe a conquis l'Orient et l'Occident. Son royaume est éternel. Il éleva ceux parmi les juifs qui le reconnurent. C'étaient des hommes et des femmes d'humbles naissance, mais leur contact avec lui les rendit grands et leur conféra une dignité éternelle. Les animaux qui devaient vivre ensemble symbolise les différentes races et sectes qui, jadis en guerre, devaient  vivre dorénavant   dans l'amour et la charité, buvant ensemble l'eau vivifiante de la source éternelle du Christ. (Causeries d'Abdu'l-Bahà à Paris, pp. 48 et 49.)
      La plupart des chrétiens acceptent d'appliquer ces interprétations des prophètes messianiques au Christ; mais à propos de prophéties analogues au sujet du Messie du dernier jour, beaucoup d'entre eux adoptent la même attitude que les juifs, attendant un développement miraculeux sur le plan matériel qui accomplirait ces prophéties tout à fait à la lettre.

Prophéties concernant le Bàb et Bahà'u'llàh


       Le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu une grande lumière; sur les habitants du sombre pays une lumière a resplendi... Car le joug qui lui pesait, la barre sur ses épaules, le bâton de son oppresseur, tu les broies comme au jour du Madian. Car toute chaussure de combat, tout manteau roulé dans le sang sont brûlés, dévorés par le feu. Car un enfant nous est né, un fils nous a été donné, il a reçu l'empire sur ses épaules, on lui donne ce nom : Conseiller merveilleux, Dieu fort, Père éternel, Prince de la paix. Étendu  est l'empire dans une paix infini, pour le trône de David et sa royauté, qu'il établit et qu'il affermit dans le droit et la justice. Dés maintenant et pour toujours l'amour jaloux de Yahvé Sabaot fera cela. (Isaïe,lx, 1 et 3-6.)       Prenez par exemple, la prophétie bien connue d'Isaïe :
       Ceci est une des prophéties qu'on a souvent considérée comme se rapportant au Christ et elle peut en grande partie s'adapter à lui; mais un rapide examen montrera combien elle s'applique plus complètement et plus exactement à Bahà'u'llàh. Le Christ a été, il est vrai, un porteur de lumière et un sauveur; mais depuis bientôt deux mille ans après son avènement, la grande majorité des peuples de la terre a continué à marcher dans l'obscurité; les enfants d’Israël et bien d'autres enfants de Dieu n'ont cessé de gémir sous le joug de l'oppression. D'autre part, pendant les quelques premières décades de l'ère baha'ie, la lumière de la vérité a illuminé l'Est et l'Ouest; l'évangile de la paternité de Dieu et de la fraternité des hommes a été porté dans toutes les contrées du globe; les grandes autocraties militaires ont été renversées; la conscience de l'unité du monde est née; elle apporte l'espoir d'un éventuel soulagement à tous les peuples opprimés et maltraités. Pendant la grande guerre qui, de 1914 à 1918, a bouleversé le monde, l'usage sans précédent d'armes à feu, de liquides inflammables, de bombes incendiaires, de lance-flammes a réalisé la parole "seront livrés aux flammes pour être dévorés par le feu".*
      En traitant longuement dans ses Écrits des questions de gouvernement et d'administration et en précisant comment les problèmes pouvaient être résolus au mieux, Bahà'u'llàh a pris le gouvernement sur ses épaules comme le Christ ne l'avait jamais fait. Quant au titre de Père éternel, de Prince de la paix, Bahà'u'llàh, à maintes reprises, fit allusion à lui-même comme étant la manifestation du Père dont parlèrent le Christ et Isaïe, tandis que le Christ se présenta toujours lui-même comme étant le Fils; et Baha'u'llàh déclare que sa mission est d'établir la paix sur la terre, alors que le Christ a dit : Je ne suis point venu pour la paix, mais pour l'épée, et en fait, durant toute l'ère chrétienne, les guerres et les conflits sectaires ont été innombrables.


      La Gloire de Dieu


      Bahà'u'llàh signifie en arabe la Gloire de Dieu ; les prophètes hébreux emploient souvent ce terme pour désigner le Promis qui doit apparaître aux derniers jours. Ainsi, dans le quarantième chapitre d'Isaïe, il est dit : 
      Consolez, consolez mon peuple, dit votre Dieu. parlez au coeur de Jérusalem et criez-lui que sa servitude est finie, que son iniquité est expiée, qu'elle a reçu de la main de l’Éternel la double rétribution de tous ses péchés. Une voix crie : préparez au désert le chemin de l’Éternel, aplanissez les lieux arides une route pour notre Dieu. Que toute vallée soit exhaussée, que toute montagne et toute colline soient abaissées; que les coteaux se changent en plaines et les détroits en vallons ! Alors, la Gloire de l’Éternel sera révélée et, au même instant toute chair la verra ...(Isaïe, XL, 1-5.)
      Comme la prophétie précédente, celle-ci aussi a été accomplie en partie par l'avènement du Christ et de son précurseur, Jean-Baptiste, mais seulement en partie, car au temps du Christ, les luttes guerrières de Jérusalem n'étaient pas achevées; bien des siècles d'épreuves et d'humiliation amères l'attendaient encore. Toutefois, avec l'avènement du Bàb et de Bahà'u'llàh, une réalisation plus complète est en cours; déjà, des jours meilleurs se lèvent pour Jérusalem, et la perspective d'un avenir pacifique et glorieux semble maintenant s'affirmer.
      D'autres prophéties présentent le rédempteur d'Israël, la Gloire du Seigneur comme venant de l'Orient, du soleil levant vers la Terre sainte. Or, Bahà'u'llàh apparut en Perse située à l'est de la Palestine, vers le soleil levant; il vint en Terre sainte où il passa vingt-quatre années de sa vie. S'il y était venu librement, on aurait pu soupçonner qu'il s'agissait d'une ruse d'imposteur pour se conformer aux prophéties; mais il y vint en qualité d'exilé et de prisonnier. Il était envoyé par le shah de Perse et le sultan de Turquie qui peuvent guère être soupçonnés d'avoir voulu fournir à Bahà'u'llàh des arguments pour soutenir sa revendication au titre de Gloire de Dieu dont les prophètes avaient annoncé la venue.
        


La Branche   
     
      Dans les prophéties d'Isaïe, de Jérémie, d'Ezéchiel et de Zacharie, on trouve plusieurs allusions à un homme appelé La Branche . Les chrétiens y ont vu souvent des allusions au Christ, mais les baha'is les considèrent comme se rapportant spécialement à Bahà'u'llàh.
      La plus longue prophétie concernant la Branche se trouve dans le onzième chapitre d'Isaïe : 
      Puis un rameau sortira du tronc d'Isaïe et un rejeton naîtra de ses racines. L'esprit de l’Éternel reposera sur lui, esprit de sagesse et d’intelligence, esprit de conseil et de force, esprit connaissance et de crainte de l’Éternel... La justice sera la ceinture de ses flancs, et la fidélité la ceinture de ses reins ! Le loup habitera avec l'agneau et le léopard gîtera avec le chevreau; le veau, le lionceau et le boeuf qu'on engraisse vivront ensemble et un petit enfant les conduira... il ne se fera ni tort ni dommage sur ma montagne sainte, car la terre sera remplie de la connaissance de l’Éternel comme le fond de la mer par les eaux qui la recouvre... En ce jour-là, le seigneur étendra une seconde fois la main pour racheter le reste de son peuple dispersé en Assyrie et en Egypte, à Pathros et en Ethiopie, à Elam, à Shinear et à Hamath et dans les îles de la mer. Il élèvera une bannière pour les nations. Il rassemblera les exilés d'Israël et il recueillera les dispersés de Juda des quatre coins des extrémités de la terre.(Isaïe Xl, 1-12)
      Abdu'l-Bahà remarque à propos de ce passage et des autres prophéties sur la branches : 
      Au jour de l'apparition de cette branche incomparable, l'un des évènements marquant sera la levée de l'étendard de Dieu pour toutes les nations; c'est-à-dire que toutes les nations et les tribus viendront sous l'ombre de ce drapeau divin qui n'est autre que cette Branche majestueuse et qu'elles deviendront une nation unique. L'antagonisme des croyances et des religions, l'hostilité entre les races et les peuples, les divisions dues au patriotisme disparaîtront parmi les hommes. Ils seront unis en une seule religion, une foi, une race et deviendront un seul peuple habitant un même pays natal : le globe terrestre. La paix et la concorde universelles se réaliseront; cette Branche incomparable rassemblera tout Israël, ce qui signifie également que, dans ce cycle, les juifs disséminés à l'Est, à l'Ouest, au Sud et au Nord, seront rassemblés en une Terre Sainte.
      Maintenant, constatez : ces évènements n'ont pas lieu dans le cycle chrétien, car les nations ne se sont pas rangés sous la bannière unique qui est la Branche divine. Mais dans ce cycle du Seigneur des armées, toutes les nations et tous les peuples se rangeront à l'ombre de ce drapeau. De même, Israël, dispersé sur toute la terre, ne s'est pas rassemblé en Terre Sainte durant l'ère chrétienne, mais dés le début du cycle de Bahà'u'llàh, cette promesse divine, clairement énoncée dans tous les livres des prophètes, a commencé à se réaliser. Voyez comme, de tous les coins du monde, des tribus de juifs se dirigent vers la Terre  Sainte; ils habitent des villages et des contrées, ils en deviennent propriétaires et, de jour en jour, leur nombre s'accroît à tel point que la Palestine toute entière deviendra bientôt leur demeure (Les Leçons de Saint Jean d'Acre p.72.)
A suivre prochainement : le Jour de Dieu, le Jour du Jugement, la grande résurrection, le retour du Christ, ...etc, etc.





Quelques news


Glossaire Baha'i pour apprendre à prononcer correctement les mots du vocabulaire baha'i


A Google/Graphe de connaissance dynamique  : merci de bien vouloir d'enlever  les photos du Bab et de Bahà'u'llàh, SVP ...


Nouveaux éfforts d'aménagement paysager au Centre Mondial/Haïfa


Des membres du Parlement canadiens ont exprimé leur grave préoccupation sur le sort des responsables baha'is emprisonnés en Iran depuis quatre ans.


    

























samedi 21 avril 2012

Déclaration du Ridvàn, aux alentours de Bagdad, le 21 avril 1863

         Joyeuse Fête du Ridvan à tous !

        Après maintes négociations, un ordre du gouvernement turc enjoignit à Bahà'u'llàh de se rendre à Constantinople, à la requête du gouvernement iranien. En apprenant cette nouvelle,  les disciples furent plongés dans la consternation. Ils se rendirent en masse à la maison de leur chef vénéré, à tel point que, pendant douze jours,  la famille alla camper hors de  la ville, dans le jardin de Najib Pasha, tandis qu'on préparait la caravane pour le long voyage. Ce fut exactement dix neuf ans après la déclaration du Bàb, le premier de ce jours (21 avril au 2 mai 1863) que Bahà'u'llàh confia la bonne nouvelle à plusieurs de ses disciples : il leur annonça qu'il était celui dont la venue avait été prédite par le Bàb, le Promis de tous les prophètes, l'élu de Dieu. Le jardin où eut lieu cette mémorable déclaration est bien connu des bahà'is sous le nom de jardin du Ridvàn. Les douze jours que Bahà'u'llàh y passa sont commémorés chaque année par la Fête du Ridvàn qui a lieu à la date anniversaire. Pendant ce séjour, Bahà'u'llàh, loin d'être triste et déprimé, montrait la plus grande joie, la plus grande majesté, la plus grande majesté et la plus grande puissance. Ses disciples étaient heureux et enthousiastes et de grandes foules accouraient pour lui témoigner leur vénération. Tous les notables de Bagdàd et même le gouverneur vinrent rendre hommage au prisonnier qui s'en allait.

         Bahà'u'llàh et l’Ère Nouvelle


Les dignitaires chrétiens saluent la Communauté Baha'ie sur cet anniversaire historique du voyage d'Abdul-Bahà aux Etats-Unis à bord du bateau à vapeur Cedric


Localement, Nous sommes tous à Niort today !

dimanche 18 mars 2012

Les prophéties accomplies. Point de vue baha'ie.

Actualisé le 18 mars 2012
Cet extrait est bien celui qui a été publié le 31 août 2011. Je l'ai simplement  enrichi par des liens afin d'édifier le chercheur sur le chemin de son Bien-Aimé.

Accomplissement des prophéties

      Abdu'l-Bahà écrit :
     Quand le Christ parut, il y a deux mille ans, bien que les juifs eussent attendu sa venue et, en larmes, prié chaque jour, disant, "Ô Dieu, hâte l'apparition du Messie", lorsque parut le Soleil de vérité, ils le vilipendèrent avec la plus grande véhémence et le renièrent, allant même jusqu'à crucifier cet esprit divin, ce Verbe de Dieu, le traitant de démon, l'appelant Belzébuth, ainsi que le rapporte l’Évangile. La raison de leur attitude ? Ils disaient : "La révélation du Christ, selon le texte explicite de la Thora, sera confirmée par certains signes, et tant que ces signes ne se seront pas produits, quiconque prétendra être le Messie est un imposteur". D'après l'un de ces signes, le Seigneur doit venir d'un lieu inconnu; or, (disaient le juifs) nous connaissons la maison de cet homme à Nazareth, et cette région a-t-elle produit quelque chose de bon ? Un second signe est qu'il doit régner avec des verges de fer, c'est-à-dire (pensaient les juifs) une épée, alors que ce Messie n'avait même pas un bâton.
      D'après une autre condition, il doit s'asseoir sur le trône de David, et établir le règne de David. Mais loin de siéger sur un trône, ils voyaient que cet homme n'avait même pas une natte pour s'asseoir. Une autre des conditions est la promulgation de toutes les lois de la Thora; or, Jésus a abrogé ces lois, il a même rompu le sabbat, bien qu'un des paragraphes irréfutables du texte dise : "Celui qui prétend être prophète, fait des miracles et rompt "le sabbat, sera mis à mort." Une autre encore des conditions précise qu'en son règne la justice sera si parfaite que l'équité et la droiture s'étendront du monde humain au monde animal, que le serpent et la souris partageront le même trou, la perdrix et l'aigle le même nid, que le lion et la gazelle iront en pâture dans le même pré, que le loup et l'agneau s'abreuveront à la même fontaine. Mais l'injustice et la tyrannie s'étaient tellement accrues à cette époque qu'on le crucifia. Une autre encore des conditions exige qu'aux jours du Messie, les juifs prospèrent et triomphent de tous les peuples de la terre; or, ils vivaient toujours dans la pire déchéance, esclaves de l'empire romain. "Alors, disaient-ils, en quoi ce Messie " peut-il être celui promis par la Thora ?"
       Ainsi les juifs repoussèrent le Soleil de Vérité, bien que cet esprit de Dieu était vraiment annoncé dans la Thora. Mais ils n'avaient pas compris la signification des signes donnés, ils crucifièrent le Verbe de Dieu. A l'heure actuelle, les baha'is affirment que les conditions requises furent remplies en la manifestation du Christ, mais non dans le sens où les juifs l'entendaient. La description de la Thora est purement allégorique. Par exemple, on y  trouve le signe de la souveraineté. Les baha'is disent que la souveraineté du Christ est céleste, divine, éternelle; que ce n'est nullement une souveraineté éphémère comme celui de Napoléon. La souveraineté du Christ s'établit il y a près de deux mille ans, elle persiste toujours et cet Être saint sera glorifié à jamais sur un trône éternel. De même, toutes les autres conditions se sont réalisées, mais les juifs ne les ont pas discernées. Bien que vingt siècles se soient écoulés depuis l'apparition du Christ dans toute sa splendeur, les juifs, cependant, attendent toujours la venue du Messie; ils se considèrent comme seuls justes et voient dans le Christ un imposteur.(Ecrit par Abdu'l-Bahà pour ce chapitre.)
     Si les juifs s'étaient adressés au Christ, celui-ci leur aurait expliqué le sens véritable des prophéties relatives à sa personne. Tirons donc une leçon de leur erreur et, avant de décider si les prophéties se rapportant à la Manifestation récente, à l'instructeur du dernier jour, n'ont pas été remplies, référons-nous aux précisions de Bahà'u'llàh lui-même, car il est certain que nombre de prophéties sont reconnues comme étant scellées; seul, le véritable éducateur peut en briser le sceau et, de l'écrin des mots, en extraire le sens véritable.
     En de nombreux écrits, Bahà'u'llàh a expliqué la signification des anciennes prophéties, mais ce n'est pas sur cela qu'il s'appuie pour fournir les preuves de sa mission de prophète. A tous les êtres doués de perception, le soleil prouve  lui-même son existence; dés qu'il se lève, nul besoin de recourir à d'anciennes prédictions pour nous assurer qu'il brille. Ainsi en est-il de la manifestation de Dieu lorsqu'il apparaît. Même si les anciennes prophéties étaient tombées dans l'oubli, la manifestation serait encore par elle-même la preuve suffisante pour tous ceux dont le sens spirituel est en éveil.
               Bahà'u'llàh et l’Ère Nouvelle


Prochain sujet :  Prophéties accomplies par la révélation baha'ie





lundi 12 mars 2012

Oeuvres orphelines, qu'en est-il ?


Actualisé le 12 mars 2012


Genèse et Enjeu


Le droit d'accès à la culture et à la connaissance est inscrit dans la charte des Droits fondamentaux. C'est ce qui a motivé la Commission européenne à conférer un cadre juridique pour l'utilisation des oeuvres orphelines.


En France, le projet de loi sur la numérisation a été voté le 22 février 2012, comblant ainsi un vide juridique pour l'exploitation numérique et la diffusion de ces oeuvres orphelines, via une société de gestion collective obligatoire (SCGO) . Cette démarche est une réponse au projet Google de numérisation des oeuvres  en Bibliothèques  et qui dut se retirer, au regret de beaucoup de conservateurs de bibliothèques favorables au projet Google de numérisation en vue de rendre les oeuvres accessibles au grand nombre. L'enjeu est bien sûr les nouveaux usages de lecture nomade sur différents supports, qui se généralisent toutes générations confondues.